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La charge de la dette de la France s’alourdit sous l’effet de la hausse des taux

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La France voit sa dette dépasser les 3 500 milliards d’euros. (Illustration)

Derrière une dette qui a dépassé les 3 500 milliards d'euros (117% du PIB), la France doit rembourser des sommes exorbitantes chaque année, représentant les intérêts des emprunts. Problème, ces frais sont devenus un cauchemar budgétaire et la gouvernance d'Emmanuel Macron n'a rien soulagé, a rapporté Europe 1.

C'est un cauchemar pour tous les comptables du ministère des Finances publiques. Depuis le début du mois d’août, les investisseurs appliquent des taux d’intérêt supérieur à 4% aux obligations françaises à 10 ans. Un chiffre plus haut que l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne ou même la Grèce. Ainsi, cette flambée des taux d'intérêt place la France dans une situation budgétaire intenable.

Alors que la présidence d'Emmanuel Macron touche à sa fin, le redressement des finances publiques promis par les gouvernements successifs n’est toujours pas amorcé.

C'est même le contraire selon les données disponibles. La dette galope : plus de 3 500 milliards d'euros, soit 117% du PIB annuel. Au mieux, le déficit public atteindra au mieux 5% du PIB cette année, soit plus de 150 milliards d’euros.

Mais le principal problème, c'est bien l'explosion de la charge de la dette. S'il y a au moins 64 milliards à rembourser cette année, le montant va atteindre les 100 milliards dans les années à venir.

Pour payer ces frais hors normes, la France n'a d'autres choix que d’emprunter sur les marchés obligataires. Ainsi, l'agence France Trésor a levé plus de 300 milliards d’euros cette année.

Les marchés continuent, pour l'heure, à prêter. Mais ils signalent leur défiance en réclamant une prime de risque inédite depuis la crise financière de 2008. En levant des sommes considérables à des taux supérieurs à 4%, la France entretient l’effet boule de neige de la charge de la dette. Et ce faisant, elle hypothèse l'avenir de ses enfants.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV