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Niger : deux permis de grande exploitation d’uranium autrefois détenus par Orano et GoviEx attribués à des sociétés nationales

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La mine de Tamgak à Arlit, au nord du Niger. ©DR/Archives

Dans le cadre d’une décision prise vendredi 21 août, le gouvernement nigérien a attribué à des sociétés nationales deux permis de grande exploitation d’uranium auparavant détenus par les groupes français Orano et canadien Govi High-Power Exploration (GoviEx), une mesure adoptée lors de la réunion du Conseil des ministres.

Le premier permis, destiné à la grande exploitation minière d’uranium dans la commune et le département d’Arlit, dans la région d’Agadez, revient désormais à la société nigérienne Teloua Safeguarding Uranium Mining Company (TSUMCO SA). Il était auparavant détenu par le groupe français Orano par l’intermédiaire de sa filiale Société des mines de l’Aïr (SOMAIR).

Le second permis, relatif au projet de grande exploitation d’uranium Madaouela I, précédemment détenu par le groupe canadien GoviEx, est désormais attribué à la société nigérienne Madaouela Mining Company (MAMICO).

Orano avait perdu son permis en juin 2024, après la rupture par le Niger de ses accords miniers avec la France. En dépit de la procédure judiciaire engagée par le groupe français auprès des instances internationales compétentes, les autorités nigériennes avaient annoncé, en juin 2025, la nationalisation de la SOMAIR, détenue à 63,40 % par Orano et chargée de l’exploitation de l’uranium nigérien depuis 1971.

Selon les autorités nigériennes, la production d’uranium entre 1971 et 2024 s’est élevée à 80 518 tonnes d’uranium (TU), dont 86,3 % ont été commercialisées par Orano.

De son côté, le groupe canadien GoviEx s’était vu retirer son permis en juillet 2024, après l’expiration d’un ultimatum lui demandant de lancer l’exploitation de son site.

Depuis le coup d’État du 26 juillet 2023, le Niger s’est engagé dans une politique visant à reprendre un contrôle total de ses ressources minières, tout en diversifiant les partenaires chargés de leur exploitation et de leur commercialisation.

Depuis l’indépendance du pays en 1960, la France, ancienne puissance coloniale, détenait le monopole de l’exploitation et de la commercialisation de l’uranium nigérien.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV