L’ambassade de Russie à Paris a déclaré que la Russie démentait fermement les allégations selon lesquelles elle s’ingérerait dans les affaires intérieures de la France à l’approche de l’élection présidentielle française du printemps 2027, ajoutant que les tentatives d’exploiter l’idée d’une « menace russe » étaient « vouées à l’échec ».
« Comme cela a déjà été dit à maintes reprises, la Russie ne s’immisce pas dans les affaires intérieures des États souverains », a déclaré l’ambassade de Russie.
« Parallèlement, nous constatons que les gouvernements des pays occidentaux, y compris la France, profèrent de plus en plus d’accusations infondées et gratuites contre la Russie et exploitent activement le récit qu’ils ont eux-mêmes créé d’une soi-disant “menace russe” pour justifier à la fois leur politique anti-russe, vouée à l’échec, et la militarisation de leurs pays, accompagnée d’une augmentation considérable des dépenses militaires », a ajouté l’ambassade.
Évoquant l’augmentation des dépenses de défense de Paris, le communiqué ajoute : « Il est également clair que la réorientation des ressources budgétaires vers les dépenses militaires se fait au détriment de secteurs socialement importants et au prix d’un déficit budgétaire croissant, entraînant une explosion de la dette publique que les générations futures devront payer. »
« Il ne fait aucun doute que les dirigeants politiques qui profèrent de telles accusations contre la Russie tentent de faire porter à notre pays la responsabilité de leur propre mauvaise gouvernance, qui entraîne une détérioration de la situation économique, un déclin de la production industrielle, un creusement des inégalités sociales et une baisse du pouvoir d’achat dans leurs pays », a ajouté l’ambassade.
Cette réaction intervient après plusieurs mois marqués par une série d’allégations d’ingérence russe formulées par des responsables et des hommes politiques français.
Le président français Emmanuel Macron a également abordé la question en février, accusant la Russie d’« acheter massivement des millions de faux comptes pendant les périodes électorales ».
Avant les élections européennes de juin 2024, Jean-Noël Barrot, alors ministre délégué français pour l’Europe, a également accusé la Russie dans une interview accordée au quotidien Ouest-France.
Le parquet de Paris a annoncé, ce mardi 18 août, se saisir, via sa section « protection des libertés fondamentales », de ce qu’il a appelé les « soupçons d’ingérence russe ayant visé les prétendants à la prochaine élection présidentielle, Édouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance).
Les élections présidentielles françaises auront lieu le 18 avril 2027, suivies d’un second tour le 2 mai si aucun candidat n’obtient la majorité au premier tour.