Les relations entre l'Iran et la Chine reposent sur le respect mutuel, l'opposition à l'unilatéralisme et le développement des questions d’intérêt commun, a déclaré Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales.
Le diplomate iranien a tenu ces propos lors d'une rencontre avec le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Miao Deyu, à Pékin, lundi.
M. Gharibabadi, en visite à Pékin pour des consultations sur les derniers développements bilatéraux, régionaux et internationaux, a salué le 55e anniversaire des relations diplomatiques entre l'Iran et la Chine.
L'Iran et la Chine, a-t-il affirmé, se sont soutenus mutuellement à des moments historiques cruciaux et continuent de maintenir une coordination et une coopération actives dans leurs relations bilatérales ainsi qu'au sein des instances internationales, dans le cadre de leur partenariat stratégique global.
Pour sa part, le vice-ministre chinois des Affaires étrangères a commémoré le 55e anniversaire des relations diplomatiques et salué leur évolution vers un partenariat stratégique.
Miao Deyu a déclaré que la coopération concrète, la coordination au sein des organisations internationales et multilatérales et les échanges entre les deux pays figuraient parmi les principales caractéristiques des relations irano-chinoises.
Il a noté que les liens bilatéraux Téhéran-Pékin constituaient un exemple remarquable d’engagement constructif entre pays en développement.
Kazem Gharibabadi s'est, également, exprimé sur les crimes odieux commis par les États-Unis et Israël - notamment le martyre du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei - lors des guerres imposées en 2025 et 2026, face auxquelles l’Iran a, vaillamment, résisté, prouvant sa puissance nationale, institutionnelle et sociale.
« Bien que l’Iran ne soit pas un pays belliciste, il a prouvé qu’il possédait une telle force nationale, institutionnelle et sociale que, face à deux régimes agressifs et rebelles dotés d’équipements militaires des plus modernes, il a pu leur infliger de lourds coups grâce à une résistance exemplaire et remporter des victoires remarquables. »
Le 28 février, les États-Unis et le régime israélien ont lancé une guerre d'agression illégale contre l'Iran. Quarante jours plus tard, le 8 avril, face à la courageuse résistance iranienne et aux opérations de représailles réussies, les ennemis ont été contraints d'accepter un cessez-le-feu.
Le 17 juin, Téhéran et Washington ont signé, sous l'égide du Pakistan, un mémorandum d'entente visant à mettre fin à la guerre sur tous les fronts et à préparer de nouvelles négociations. Cependant, Washington a violé toutes les dispositions de ce mémorandum, ce qui a provoqué une riposte ferme de l'Iran.
Le 6 mai, la Chine a accueilli à Pékin le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, pour des entretiens bilatéraux. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a qualifié la guerre américano-israélienne contre Téhéran d’« illégitime » et a appelé à un cessez-le-feu permanent.
Wang Yi, chef de la diplomatie chinoise, a rencontré M. Araghchi à Pékin le 12 août, insistant sur la nécessité d’instaurer un cessez-le-feu complet en Asie de l’Ouest.