Des avions militaires israéliens ont mené une série de frappes aériennes sur une installation militaire désaffectée dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie.
Selon les médias locaux, une source sécuritaire ayant souhaité garder l’anonymat a affirmé que quatre frappes avaient touché, tôt mardi matin, la piste de la base aérienne militaire d’Abu al-Duhur, près d’Idlib.
La source a précisé que les frappes avaient causé des dégâts matériels à la piste de l’aéroport, sans faire de blessés.
La base aérienne d’Abu al-Duhur est située à 50 kilomètres au sud-ouest d’Alep et à environ 300 kilomètres des territoires palestiniens occupés par Israël.
Depuis la chute du gouvernement de l’ancien président syrien Bachar al-Assad, début décembre 2024, l’armée israélienne mène des frappes aériennes contre des sites militaires, des installations et des stocks d’armes qui étaient auparavant contrôlés par l’armée syrienne.
Israël fait l’objet de nombreuses critiques pour avoir mis fin à l’accord de cessez-le-feu conclu avec la Syrie en 1974 et pour avoir profité du désordre régnant dans ce pays ravagé par la guerre, afin de s’emparer de territoires.
L’ONU ainsi que plusieurs pays arabes ont condamné les actions d’Israël, les qualifiant de violations du droit international et d’atteintes à la souveraineté de la Syrie.
Malgré les promesses du HTC de coopérer avec le régime de Tel-Aviv, Israël a constamment refusé de se retirer de Syrie.
Les deux parties ont engagé des discussions intermittentes en vue de conclure un « pacte de sécurité », mais aucun accord ni progrès significatif n’a été signalée.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné à son armée d’avancer davantage en territoire syrien, au-delà du plateau du Golan, occupé depuis 1967, et de prendre le contrôle de plusieurs sites stratégiques.
La majorité des frappes israéliennes ont ciblé les provinces syriennes méridionales de Quneitra, Deraa et Damas, soit environ 80 % de l’ensemble des attaques israéliennes documentées.