L’Iran a souligné le droit légal et légitime du Liban d'utiliser tous les moyens pour défendre son existence contre l’agression israélienne, à la suite du massacre perpétré par Israël dans la région de Nabatieh, dans le sud du Liban, qui a coûté la vie à au moins 11 personnes, dont trois enfants.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a fermement condamné, samedi 15 août, les dernières attaques israéliennes qui ont ciblé les membres d’une même famille.
M. Baghaï a rappelé que ces attaques s’inscrivaient dans un contexte d’agressions et de violations continues de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du Liban par le régime israélien.
Le diplomate iranien a appelé au retrait immédiat des forces israéliennes des territoires libanais occupés, tout en saluant la résistance courageuse du peuple libanais face à l’agression israélienne.
Il a fustigé le silence et l’inaction persistants du Conseil de sécurité des Nations unies face aux violations flagrantes du droit international et du droit international humanitaire.
M. Baghaï a souligné la solidarité de la République islamique d’Iran avec le Liban dans la défense de sa souveraineté nationale, de son indépendance et de sa dignité.
Plus tôt dans la journée, le Hezbollah, mouvement de résistance libanais, avait également condamné ce « massacre brutal ».
« Ce crime délibéré s’ajoute au long bilan des massacres et des effusions de sang perpétrés par l’ennemi contre le peuple libanais, à la destruction de ses maisons, à la dévastation de ses terres agricoles et à la disparition de villages entiers », avait déclaré le mouvement.
Le groupe a également affirmé que le régime et les États-Unis – principal soutien du régime israélien – « portent la responsabilité de cette agression continue et de cette violation de la souveraineté du Liban ».
Washington et le régime de Tel-Aviv font pression pour le désarmement du Hezbollah, notamment par le biais d’un accord-cadre signé entre Beyrouth et le régime israélien le 26 juin. Le mouvement a rejeté à plusieurs reprises les appels au désarmement, estimant que l’accord-cadre négocié par les États-Unis viole la Constitution libanaise.