Deux cyberattaques ont récemment touché des institutions françaises, mettant en danger les données personnelles de nombreux citoyens.
La France est une nouvelle fois visée par des cyberattaques: la première attaque a visé un prestataire de Santé publique France qui a été victime d’une fuite de données. La deuxième cyberattaque a ciblé l'administration fiscale du ministère français de l’Économie.
Le prestataire en question héberge le site moncoupon.santepubliquefrance.fr. Celui-ci permet aux usagers de commander des documents liés aux campagnes de prévention de l’agence. Un porte-parole de Santé publique France a fait savoir que cette attaque était « complètement indépendante des autres sites de l’agence ». L’attaque a été signalée mardi 11 août par le site French Breaches, spécialisé dans le recensement de fuites de données.
Pas moins de 80 000 personnes sont concernées par cette fuite de données. L’agence nationale Santé publique France s’est toutefois voulue rassurante. Seules des données de contact comme l’adresse mail et postale ou le numéro de téléphone ont été compromises. Aucune donnée de santé ne serait ainsi concernée par cette cyberattaque.
Dès le signalement de cette cyberattaque, la plateforme a été mise en maintenance et tous les mots de passe supprimés par sécurité, a affirmé l'agence sanitaire. Une notification a été faite auprès de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) pour violation de données. L'agence a affirmé que les équipes de Santé publique France avaient travaillé activement « pour rétablir l'accès à ce service ».
L’administration fiscale française a été piratée
Dans un autre incident de cybersécurité, le système d'information des impôts a été victime d'un accès illégitime, a annoncé Bercy jeudi soir.
Un individu malveillant a revendiqué avoir obtenu un accès non autorisé au système d’information de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) à la fin du mois de juin, après avoir piraté l’identité d’une personne, selon un communiqué du ministère cité par BFMTV.
Les premières investigations ont révélé que la faille avait permis à l’attaquant de consulter et d’extraire des données avant que l’accès non autorisé ne soit bloqué lors d’un audit interne, à la fin du mois de juin.
La faille de sécurité aurait impliqué un réseau privé virtuel (VPN) interne compromis, par lequel l’attaquant aurait accédé à un outil de recherche de données fiscales.
Les autorités poursuivent leur enquête afin de déterminer la nature exacte des données compromises ainsi que le nombre de personnes touchées.
L’incident pourrait concerner des millions de personnes, selon le rapport.
Les informations potentiellement compromises comprennent notamment les noms, les dates de naissance, les adresses postales, les numéros de téléphone, les adresses électroniques, les numéros d’identification fiscale, les taux de prélèvement à la source ainsi que les échanges avec l’administration fiscale. Les numéros d’immatriculation des entreprises pourraient également avoir été compromis.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), l’autorité française chargée de la protection des données, a été informée de l’incident.