Le nouveau secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN) iranien, Mohsen Rezaï, a déclaré que la réouverture complète du détroit d’Ormuz, dans le golfe Persique, où l’Iran a établi des restrictions de transit depuis début mars en raison de l’agression américano-israélienne, n’aura pas lieu tant que les États-Unis n’auront pas accepté les conditions iraniennes.
Lors d’une rencontre avec l’ambassadeur de Chine à Téhéran, Zong Piyu, ce mardi 11 août, Mohsen Rezaï, a indiqué que les États-Unis devaient mettre fin à la guerre contre l’Iran et ses alliés régionaux et débloquer les fonds iraniens pour permettre la réouverture complète du détroit d’Ormuz.
« Tant que les États-Unis ne changeront pas de comportement et n’accepteront pas les conditions iraniennes, le détroit d’Ormuz ne sera pas ouvert », a-t-il précisé.
L’Iran, a-t-il ajouté, avait communiqué d’autres conditions aux États-Unis par l’intermédiaire des parties impliquées dans les négociations indirectes entre les deux pays.
M. Rezaï a par ailleurs réaffirmé que si l’Iran et Oman, l’autre État littoral du détroit d’Ormuz, parviennent à un accord sur les routes de transit dans la voie navigable, cet accord n’aurait rien à voir avec la décision de l’Iran de rouvrir ou non le détroit.
Ces propos interviennent alors que les États-Unis tentent désespérément de convaincre l’Iran, par le biais de médiateurs, de rouvrir le détroit d’Ormuz, après que la fermeture de cette voie maritime stratégique a entraîné une forte hausse des prix internationaux de l’énergie et des engrais.
L’Iran et les États-Unis ont signé en juin un mémorandum d’entente reconnaissant le droit de l’Iran à gérer le détroit d’Ormuz et permettant le rétablissement progressif du trafic maritime à un niveau normal, en échange de la levée par les États-Unis des sanctions et du blocus imposés au pays.
Néanmoins, les États-Unis ont violé les termes du mémorandum d’entente en cherchant à saper la gestion du détroit par l’Iran, ce qui a conduit Téhéran à rétablir les restrictions au détroit d’Ormuz.
Plus loin dans ses propos, M. Rezaï a salué la « mesure positive » de la Chine en s'opposant à un projet de résolution « anti-iranien et illégal » présenté au Conseil de sécurité de l'ONU en mars, pendant la guerre d'agression israélo-américaine contre l'Iran.
Il a également salué le partenariat stratégique entre l'Iran et la Chine, affirmant que ce partenariat constitue un avantage majeur pour le développement des relations bilatérales à l'avenir.
De son côté, Zong Piyu a réaffirmé l'opposition de la Chine à l'agression militaire lancée par l’alliance américano-israélienne contre l'Iran.
Il a déclaré que le président chinois Xi Jinping a proposé une initiative en quatre points pour établir la paix et la stabilité en Asie de l’Ouest.
« Nous sommes convaincus que l'Iran, en plus de sa force, possède la prudence et la sagesse et est capable de gérer la situation », a-t-il déclaré.
« Le message clair est que les États-Unis doivent mettre fin à la guerre, au blocus »
Le chef de la sécurité iranien a également publié un message sur X concernant la question du détroit d’Ormuz.
« Le message de l’IRAN est clair : le détroit d’Ormuz ne rouvrira pas tant que les États-Unis n’auront pas mis fin à la guerre et au blocus, déloqué les avoirs gelés de l’Iran et accepté un cessez-le-feu à l’échelle régionale, y compris au Liban et à Gaza. »
« Jusqu’à ce que toutes les conditions soient remplies, le détroit restera fermé », a-t-il réitéré.