Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a fermement condamné les attaques menées ces derniers jours par le régime israélien contre des zones du sud du Liban, qui ont fait des morts et des blessés parmi les citoyens libanais et causé des dégâts matériels.
Esmaïl Baghaï a dénoncé la poursuite des attaques israéliennes et les violations de l'intégrité territoriale et de la souveraineté nationale du Liban, affirmant que le silence et l'indifférence des instances internationales, notamment du Conseil de sécurité de l'ONU, ont encouragé Israël à intensifier son agression.
« Le silence et l'indifférence des institutions internationales, en particulier du Conseil de sécurité de l'ONU, ont enhardi le régime israélien et permis la poursuite de son agression et de ses crimes », a déclaré M. Baghaï.
Il a également fustigé les États-Unis pour leur complicité dans les actes d'agression israéliens dans la région, en raison de leur soutien sans ambages au régime.
« En raison de son soutien inconditionnel au régime occupant, l’administration américaine est considérée comme complice et partenaire de tous les crimes commis par le régime israélien au Liban, dans les territoires occupés palestiniens et dans toute la région », a-t-il déclaré.
Le diplomate iranien a également salué le peuple libanais pour sa « courageuse résistance et sa fermeté » face à l’agression et à l’occupation israéliennes.
Il a affirmé que la République islamique d’Iran est pleinement solidaire du Liban dans sa lutte pour défendre sa souveraineté, sa dignité et son indépendance contre l’agression israélienne.
Ces frappes sont intervenues quelques jours seulement après la conclusion, à Rome, du septième cycle de négociations entre le Liban et Israël, mené sous l’égide des États-Unis, qui s’est soldé par un échec et a été marqué par les tirs d’artillerie les plus intenses jamais menés par les forces israéliennes sur le sud du Liban depuis la signature, en juin, d’un accord-cadre controversé.
Le Liban et Israël ont signé, le 26 juin, un accord-cadre sous l’égide des États-Unis, prévoyant un retrait progressif des forces israéliennes de tous les territoires occupés du Liban, en commençant par un projet pilote dans deux zones non divulguées publiquement.
L'accord ne fixe aucun calendrier pour le retrait, conditionnant sa réalisation à la prise en charge par l'armée libanaise de l'entière responsabilité de la sécurité dans les zones évacuées et au désarmement des groupes armés, notamment du Hezbollah.
Malgré les efforts diplomatiques en cours, Israël poursuit ses attaques au Liban.
Ces attaques sans relâche font planer l'incertitude sur la mise en œuvre de l'accord, les autorités libanaises faisant état de milliers de morts et de blessés ainsi que de déplacements massifs de population depuis le début de la dernière campagne israélienne.
Selon les chiffres officiels libanais, les attaques israéliennes ont fait 4 335 morts, plus de 12 250 blessés et plus d'un million de déplacés depuis le 2 mars.