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La réouverture du détroit d'Ormuz dépendra de l'acceptation par les États-Unis des conditions posées par l'Iran (CGRI)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les forces navales du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) dans le golfe Persique. (Photo d'archives)

La réouverture du détroit d’Ormuz dépendra de l’acceptation totale par les États-Unis des conditions de l’Iran et de la fin de l’ingérence américaine dans les négociations régionales, a affirmé le général de brigade Hossein Mohebi, porte-parole du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI).

S’exprimant ce samedi 8 août, lors d’une cérémonie dans la ville méridionale de Bandar Abbas, à l’occasion de la Journée nationale du Journaliste, le général Hossein Mohebi a déclaré : « La réouverture du détroit d’Ormuz est soumise aux mécanismes et conditions spécifiques de la République islamique d’Iran et ne concerne en rien les négociations entre l’Iran et Oman ».

« Pour nous, le détroit d’Ormuz n’est pas simplement une voie navigable économique ; mais un élément de notre puissance géopolitique et stratégique », a poursuivi le général iranien, promettant que le détroit ne serait ouvert qu’une fois les conditions de l’Iran acceptées.

Les États-Unis doivent cesser de s’ingérer dans les négociations régionales, a déclaré le haut responsable avant de revenir sur les conséquences de la guerre et son impact sur les marchés mondiaux, décrivant un changement majeur dans la dynamique du pouvoir dans les conflits modernes.

« Aujourd’hui, la géographie, après avoir été reléguée à la marge des calculs militaires pendant des années, est revenue avec force au cœur de la guerre. Le détroit d’Ormuz n’est plus seulement un passage économique ; il est devenu un instrument de puissance et de guerre », a-t-il détaillé.

Plus loin dans ses propos, le général de brigade Mohebi a rappelé l’importance des États du golfe Persique dans la production de métaux stratégiques parmi lesquels figurent les cartes de circuits imprimés, composants essentiels des smartphones, des serveurs et des équipements informatiques, fortement affectée par les perturbations dans l’approvisionnement en matières premières venant de l’Asie de l’Ouest.

« Au fil de leurs 267 ans d’existence, les États-Unis sont intervenus dans les affaires de 150 nations et ont altéré le cours de leurs systèmes politiques. » Cependant, concernant l’Iran, Washington n’a réussi à réaliser aucun de ses objectifs découlant d’une politique interventionniste. « En vérité, la doctrine d’intervention des États-Unis a échoué devant la résistance iranienne », a-t-il précisé.

Le détroit d’Ormuz, l’une des voies de transit de l’énergie les plus importantes au monde, est au cœur des conflits entre l’Iran et les États-Unis depuis que Washington, aux côtés du régime israélien, a lancé sa deuxième guerre d’agression contre la République islamique d’Iran le 28 février 2026.

En réponse, l’Iran a fermé cette voie navigable stratégique et a ensuite entamé des pourparlers avec Oman en vue d’établir un mécanisme commun pour les arrangements maritimes.

La République islamique d’Iran a souligné que tout accord éventuel avec Oman sur de nouvelles modalités de transit des navires ne signifie pas que le détroit d’Ormuz rouvrira immédiatement.

En outre, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, a déclaré que Téhéran et Mascate étaient sur le point de finaliser un nouveau cadre pour le transit des navires commerciaux, qui remplacerait le système en vigueur depuis des décennies et dirigerait une part importante du trafic commercial à travers les eaux territoriales iraniennes.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV