En condamnation de la doctrine militaire des États-Unis, le président iranien a choisi l’anniversaire des bombardements atomiques américains des deux villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki pour rejeter la mentalité politique sous-jacente à Washington affirmant qu’une rhétorique similaire continue, aujourd’hui encore, de constituer une menace pour les nations souveraines et les infrastructures civiles.
Il y a quatre-vingt-un ans, les États-Unis employaient deux bombes nucléaires contre le Japon, le 6 août 1945 à Hiroshima et le 9 août 1945 à Nagasaki. Ces bombardements, épisodes ultimes de la Seconde Guerre mondiale, marquent le premier usage d’armes nucléaires en temps de guerre.
Le 6 août 1945, un bombardier B-29 américain larguait « Little Boy » sur Hiroshima, tuant 140 000 personnes environ. Trois jours plus tard, un second bombardement atomique faisait 70 000 victimes. L'énorme bombe au plutonium « Fat Man » sera déposée sur un chariot sur l'île de Tinian avant d'être chargée sur un B-29 Bockscar puis larguée sur la ville japonaise de Nagasaki. Ces chiffres incluent les personnes ayant survécu aux explosions initiales, mais décédées ultérieurement, à cause de leur exposition aux radiations.
Dans un message publié ce samedi 8 août sur la plateforme de médias sociaux X, Massoud Pezeshkian a qualifié les frappes nucléaires de 1945 de « parmi les plus grands crimes contre l’humanité ».
« Ceux qui rejettent cette horreur doivent également condamner la même mentalité qui règne à Washington et qui menace aujourd’hui d’anéantir des nations et de détruire des infrastructures civiles », a-t-il écrit, concluant son message en martelant : « Plus jamais ça ».
En effet, M. Pezeshkian a fait référence aux nombreuses menaces proférées par le président américain Donald Trump contre l’Iran, notamment celle du « Retour à l’Âge de Pierre » et « l’Anéantissement d’une Civilisation entière » à la suite des attaques américaines.
La dernière agression américano-israélienne contre l’Iran a débuté le 28 février, lorsque les deux alliés ont lancé des frappes de grande envergure sur le territoire iranien.
En riposte à cette guerre non provoquée, la République islamique d’Iran a multiplié les tirs de missiles et de drones contre les intérêts américains et israéliens dans toute la région.
L’Iran a également fermé le détroit d’Ormuz, voie maritime essentielle pour le transit de 20 % du pétrole et du GNL mondiaux, accentuant ainsi la pression sur les États-Unis et leurs partenaires régionaux.
Washington et Téhéran ont ensuite signé le mémorandum d’Islamabad le 17 juin afin de mettre fin au conflit sur tous les fronts.
Cependant, la violation du mémorandum d’Islamabad et la reprise de l’agression militaire par Washington ces dernières semaines ont incité l’Iran à reprendre ses frappes de missiles et de drones contre les intérêts américains dans toute la région et à fermer à nouveau le détroit d’Ormuz.