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Les États-Unis déplacent leurs avions ravitailleurs stationnés en Palestine occupée

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Vue d'avions ravitailleurs militaires américains à l'aéroport Ben Gourion, dans les territoires occupés. ©AP

Les États-Unis ont commencé à déplacer leurs avions ravitailleurs stationnés en Palestine occupée après leur déploiement à Ben Gourion dans le cadre de la guerre contre l’Iran. Ce développement intervient alors que les pressions militaires, logistiques et intérieures croissantes pèsent sur Washington et le régime israélien.

Le site d’information israélien N12 a rapporté jeudi 6 août que l’US Air Force avait commencé à déplacer certains de ses avions ravitailleurs qui étaient stationnés à l’aéroport Ben Gourion au cours de ces dernières semaines.

Selon le rapport, cette décision fait suite aux pressions exercées par la ministre israélienne des Transports, Miri Regev, qui a appelé les responsables militaires à libérer de l’espace à l’aéroport pendant l'une des périodes de voyage les plus chargées de l'année. 

Les avions ravitailleurs américains occupaient des emplacements de stationnement précieux à l'aéroport Ben Gourion, ce qui soulevait des inquiétudes quant à la capacité de l'aéroport à gérer l'afflux attendu de passagers durant l'été.

Ce déménagement intervient alors que les conséquences de l’agression menée par les États-Unis contre l’Iran continuent de se faire sentir.

Des rapports antérieurs indiquaient que Washington avait retiré des avions de combat et d’autres équipements militaires de la base aérienne d’Al Udeid au Qatar et de la base aérienne d’Al Dhafra aux Émirats arabes unis après des frappes de représailles iraniennes sur des positions militaires américaines dans toute la région.

Les images satellites ont montré que les deux installations avaient été en grande partie vidées de leurs avions et d'autres moyens militaires américains après les attaques.

La base Al Udeid, quartier général avancé du Commandement central américain, et la base Al Dhafra, plaque tournante essentielle pour la reconnaissance, le ravitaillement en vol et les opérations aériennes régionales, ont joué un rôle central dans le soutien à l’agression américano-israélienne contre l’Iran.

Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une guerre d’agression non provoquée contre l’Iran. L’Iran a riposté par des vagues quotidiennes de missiles et de drones ciblant les installations militaires américaines et israéliennes en Asie de l’Ouest, tout en imposant des restrictions sur le détroit d’Ormuz.

Bien que l’Iran et les États-Unis aient signé par la suite le mémorandum d’Islamabad le 17 juin pour mettre fin à la guerre sur tous les fronts, la reprise de l’agression militaire américaine a conduit Téhéran à reprendre les frappes de missiles et de drones et à rétablir les restrictions sur cette voie maritime stratégique.

Ce redéploiement d’avions hors des territoires occupés par Israël intervient également à la suite des informations selon lesquelles le Pentagone envisagerait de réduire la présence militaire américaine au Koweït après que des opérations répétées de missiles et de drones iraniennes ont infligé des pertes importantes aux forces américaines. 

Selon le Wall Street Journal, ces opérations ont met en avant le débat sur l’avenir de la présence militaire américaine dans le golfe Persique.

L’ancien ambassadeur des États-Unis au Koweït, Douglas Silliman, a déclaré : « Ces attaques ont amené les Koweïtiens à percevoir la présence américaine comme un fardeau.» Il a ajouté : « Je pense qu’ils cherchent à déterminer la meilleure stratégie de défense.»

Parallèlement, les tensions dues aux guerres israélo-américaines dans la région ont accentué les pressions à l’intérieur des territoires occupés. 

Une étude récente menée par des chercheurs de l’Université de Tel-Aviv a révélé que plus de 90 000 personnes ont quitté la Palestine occupée pendant trois mois consécutifs ou plus en 2025, marquant ainsi la troisième année consécutive d’une émigration exceptionnellement élevée.

« Ces chiffres dressent un tableau sombre », a déclaré le professeur Itai Ater. « Je crains que de plus en plus de personnes, notamment des médecins, des informaticiens et des universitaires, ne considèrent plus Israël comme leur « patrie » ou en doutent sérieusement. Nombreux sont ceux qui attendent de voir l’issue des élections. Mes enfants font leur service militaire, je suis inquiet. C'est pourquoi nous mobilisons tous les moyens à notre disposition. »

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV