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Iran: la stratégie américaine d'intimidation et de promesses non tenues a échoué (Président du Parlement)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. (Archives)

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a qualifié les récentes manœuvres de Washington de « diplomatie théâtrale en boucle » , déclarant que la stratégie américaine, fondée sur les menaces, les promesses non tenues et les récits fabriqués de toutes pièces, avait échoué et que Téhéran ne se livrerait plus à de telles mises en scène théâtrales. 

Dans un message publié le jeudi 6 août sur X, M. Ghalibaf se moque du président américain Donald Trump qui a menacé à plusieurs reprises de lancer des attaques de grande envergure avant de les annuler tout en évoquant une percée dans les négociations.

« Une attaque massive se prépare… attendez, laissez tomber, ils veulent négocier.» C'est de la diplomatie théâtrale en boucle », a écrit Ghalibaf sur X.

Ghalibaf a souligné que le recours à l'intimidation, aux promesses non tenues et aux fausses informations comme outils de pression constituait une approche vouée à l'échec. Il a en revanche exhorté l'autre partie à reconnaître les faits établis et à honorer ses engagements dans le cadre du cessez-le-feu, plutôt que de perpétuer ce cycle de menaces vaines et de volte-face soudaines.

« Recourir à l’intimidation, aux promesses non tenues et aux fausses informations comme moyen de pression est une stratégie vouée à l’échec. Reconnaissez les faits et respectez vos engagements. Nous n’avons pas besoin de plus de théâtre. »

Il a exhorté les États-Unis à « reconnaître les faits » et à honorer leurs engagements.

Ces déclarations interviennent alors que les responsables iraniens réaffirment la position de principe de la République islamique d’Iran face aux pressions extérieures, insistant sur le fait qu'une véritable diplomatie repose sur l'honnêteté et le respect des accords antérieurs plutôt que sur des démonstrations de force suivies de revirements soudains.

Le 28 février, les États-Unis et le régime israélien ont lancé conjointement une guerre d'agression non provoquée contre l'Iran, ciblant de hauts responsables iraniens ainsi qu'une école primaire à Minab, dans le sud du pays. L’attaque contre l'école a coûté la vie à 168 enfants, enseignants et parents.

En réponse, les forces armées iraniennes ont lancé de puissantes attaques de représailles contre les intérêts américains et israéliens dans la région, infligeant de lourdes pertes à la coalition d'invasion.

Le 17 juin, l'Iran et les États-Unis ont signé un mémorandum d’entente dans le but de mettre un terme au conflit sur tous les fronts. Néanmoins, quelques semaines seulement après la signature du document, les États-Unis ont commencé à violer les termes du mémorandum, déclenchant une nouvelle phase de la guerre au cours de laquelle ils ont ciblé des infrastructures civiles dans les provinces méridionales de l'Iran. L'Iran a riposté en lançant des frappes de précision, à l'aide de missiles et de drones de fabrication nationale, contre des bases américaines en Asie de l’Ouest, notamment à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.

Le président américain Donald Trump a menacé la semaine dernière de frapper l'Iran « très fort », visant notamment les infrastructures énergétiques du pays ; il a cependant renoncé par la suite, en partie à cause du manque de munitions nécessaires pour contrer les représailles iraniennes.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV