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Intensification des opérations sur le terrain et ciblage systématique de la mosquée Al-Aqsa et de l’identité palestinienne de Qods-Est

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
َQods-Est : Israël vise le statut historique et juridique des lieux saints musulmans et chrétiens. (Photo à titre d’illustration du Centre palestinien d’information)

La ville de Qods-Est occupée a connu, au cours du mois de juillet, une intensification des tensions sur le terrain et des atteintes aux droits de l’homme, marquée par une recrudescence des mesures visant la mosquée Al-Aqsa, les habitants de la ville et leurs biens.

Selon un rapport publié par le Centre d’information Wadi Hilweh consulté par Palinfo, le mois a été marqué par un lourd bilan comprenant des morts, des blessés, près de 200 arrestations, des dizaines d’ordres d’évacuation, ainsi qu’une augmentation des démolitions et des saisies de biens immobiliers et de terrains.

Le rapport estime que ces évolutions s’inscrivent dans des démarches officielles et des actions sur le terrain visant à imposer de nouvelles réalités géographiques et démographiques dans la ville, ainsi qu’à modifier le statut historique et juridique des lieux saints musulmans et chrétiens.

Usage de la force

Le rapport fait état d’une hausse notable de l’usage de la force par les forces israéliennes durant le mois, ayant entraîné la mort de plusieurs Palestiniens et des blessures par balles dans différents secteurs de Qods-Est.

Le rapport présente ces faits comme s’inscrivant dans une politique d’exécutions extrajudiciaires et de restrictions imposées aux équipes médicales dans les zones concernées de Qods-Est et de ses camps.

La mosquée Al-Aqsa au cœur des tensions

Selon le rapport, la mosquée Al-Aqsa a constitué le principal point de tension durant le mois de juillet. Il affirme que plus de 9 650 colons sont entrés dans l’enceinte du site sous la protection des forces israéliennes.

Le rapport indique que cette intensification a atteint son point culminant le 23 juillet, à l’occasion de ce qui est appelé par les autorités israéliennes le « jour de la destruction du Temple », avec l’entrée de plus de 4 000 colons en une seule journée, en présence notamment du ministre extrémiste Itamar Ben-Gvir et de plusieurs députés de la Knesset.

Selon le rapport, ces actions visent à transformer les esplanades orientales de la mosquée Al-Aqsa en espaces destinés à des rassemblements et des rituels juifs et à remettre en cause le statu quo régissant le site, selon lequel l’ensemble de la mosquée Al-Aqsa est un lieu de culte musulman placé sous l’administration du Waqf islamique.

Saisies immobilières et transformation de l’identité de la ville

Le rapport affirme que les autorités israéliennes et des organisations de colons ont poursuivi leurs projets de fragmentation des quartiers palestiniens et de confiscation de biens immobiliers et de terrains dans la Vieille Ville, à Silwan et à Jabal al-Mukabber.

Le rapport ajoute que ces mesures s’accompagnent d’efforts visant à remodeler l’identité historique de la ville, notamment par la pose de la première pierre d’un projet appelé « Centre du patrimoine » sur le site de l’ancien aéroport de Qods-Est à Qalandia, en présence de responsables politiques israéliens. Selon le rapport, ce projet vise à effacer la valeur patrimoniale du site et à l’intégrer aux projets de colonisation et au récit historique israélien.

Démolitions, arrestations et ordres d’éloignement

Le rapport indique que les mesures visant la présence palestinienne à Qods-Est se sont poursuivies avec près de 200 arrestations et 37 ordres d’éloignement, touchant notamment des personnalités religieuses et nationales, parmi lesquelles le grand mufti de Qods-Est et des territoires palestiniens, le cheikh Mohammed Hussein.

Ces opérations se sont accompagnées de 19 démolitions de maisons et de structures, dont 14 démolitions réalisées par les propriétaires eux-mêmes, afin d’éviter les lourdes amendes et les frais imposés par la municipalité.

Enfin, le rapport explique que cette pratique des démolitions dites « volontaires » découle du système israélien de planification urbaine, qui, selon lui, limite fortement l’octroi de permis de construire aux Palestiniens de Qods-Est tout en réservant des terrains aux projets de colonisation, plaçant ainsi les habitants devant des choix difficiles dans un contexte visant, selon le rapport, à réduire la proportion de la population palestinienne dans la ville.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV