Le ministère iranien des Affaires étrangères a promis que Téhéran utiliserait tous les moyens à sa disposition pour exercer son droit inhérent à la légitime défense face aux violations et attaques continues des États-Unis contre le pays.
Dans un communiqué publié samedi 1ᵉʳ août, le ministère a déclaré que les forces armées iraniennes poursuivraient leurs opérations défensives « avec toute leur force », tout en réaffirmant la détermination de la République islamique d’Iran à résister à l'agression américaine en cours contre la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays.
Le ministère des Affaires étrangères a exprimé sa « profonde admiration et sa reconnaissance » pour les sacrifices et les efforts déployés par les forces armées iraniennes et a rendu hommage aux martyrs tombés pour la défense de l'indépendance et de l'intégrité territoriale de l’Iran.
Depuis le 8 avril, date à laquelle le président américain Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu dans le cadre de la dernière vague d'agression américano-israélienne non provoquée contre l'Iran, les États-Unis ont perpétré de nombreuses attaques contre le territoire iranien.
Ces violations ont persisté même après la signature, en juin, d'un mémorandum d'entente négocié par le Pakistan entre Washington et Téhéran, dont la première clause exigeait clairement la cessation des agressions sur tous les fronts.
Les États-Unis tentent également d'inciter les navires à contourner la voie maritime désignée par la République islamique d'Iran pour le passage sûr et légal à travers le détroit d'Ormuz, en escortant des navires en infraction via un passage illégal.
Les forces armées iraniennes ont riposté avec fermeté à chaque violation, y compris celles commises pour soutenir la circulation illégale de navires dans le détroit d'Ormuz.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a également constaté que les États-Unis n'avaient pas respecté leurs engagements au titre du mémorandum d'entente.
Le ministère a mentionné ces violations, ainsi que le maintien par Washington d'un blocus naval contre les ports et les navires marchands iraniens, l'intensification des pressions économiques et les menaces illégales proférées contre le pays, comme autant d'exemples d'hostilité américaine envers la République islamique d’Iran.
Le communiqué rappelle que ces actes d'agression se sont traduits par des attaques visant des cibles civiles, des infrastructures civiles et des citoyens iraniens, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, et qualifie ces atrocités de violation de l'article 2(4) de la Charte de l’Organisation des Nations Unies.
Le blocus, ajoute le communiqué, constitue un acte d'agression au sens de la définition de l'agression selon les Nations Unies, citant la résolution 3314 de l'Assemblée générale de l'ONU du 14 décembre 1974.
Le ministère a fait référence aux propos du président américain concernant la dénonciation du mémorandum d'entente, l'annulation de l'autorisation des ventes de pétrole iranien et le rétablissement du blocus naval.
Le communiqué précise que la dernière guerre d’agression américaine s'inscrit dans le cadre d'une longue histoire d'hostilité des États-Unis envers l'Iran.
Selon le ministère des Affaires étrangères, Washington poursuit des ambitions expansionnistes et colonialistes dans la région et justifie ses agressions militaires contre le territoire iranien par le prétendu objectif d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire – une allégation que la République islamique d’Iran a toujours rejetée –, invoquant une « menace iranienne imminente » et un « acte préventif pour la défense d'Israël ».
Le ministère a rejeté ces allégations, affirmant que la cause profonde de cette agression réside dans l'insistance de l'Iran sur son indépendance et sa souveraineté nationale, ainsi que dans sa résistance face aux exigences et pressions américaines.
L'Iran critique la réaction du Conseil de sécurité de l'ONU
Le ministère des Affaires étrangères a fait valoir que ces circonstances exigeaient l'intervention du Conseil de sécurité de l'ONU pour mettre fin à l'agression et traduire les responsables en justice.
Le ministère a toutefois reproché au Conseil son inaction face aux agresseurs, établissant un parallèle avec son comportement lors de la guerre de 1980-1988 menée par l'ancien dictateur irakien Saddam Hussein contre l'Iran, avec le soutien de l'Occident.
Le ministère a également critiqué le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, déclarant qu'au-delà de plusieurs déclarations vagues et équivoques, il n'avait pris aucune mesure concrète.