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Aucun pays n'accepte l'ingérence américaine dans le détroit d'Ormuz (Conseiller du Leader)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le conseiller de haut rang du Leader de la Révolution islamique, le général de division Mohsen Rezaï. (Archives)

Un conseiller de haut rang du Leader de la Révolution islamique a déclaré qu'aucun pays, y compris les États européens, n'accepte l'ingérence des États-Unis dans le détroit d'Ormuz, affirmant que la gestion de cette voie navigable stratégique relevait de la compétence des pays de la région.

S'exprimant samedi, le général de division Mohsen Rezaï, ancien commandant en chef du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), a déclaré que la gestion du détroit d'Ormuz « n'a rien à voir avec le gouvernement américain ».

« Cette question concerne les pays de la région, et le monde entier utilise cette voie maritime. Il est donc difficile de comprendre sur quels fondements ou sous quel prétexte les États-Unis cherchent à s'y ingérer », a-t-il souligné.

Il a ajouté que « même les pays européens ne sont pas d'accord avec l'ingérence arbitraire des États-Unis dans les affaires liées au détroit d'Ormuz et qu'aucun pays n'accepte une telle intervention ».

Le général Rezaï a déclaré que le détroit d'Ormuz se distinguait des autres voies maritimes stratégiques, car il constitue l'entrée du golfe Persique plutôt qu'un passage reliant deux océans ou deux mers.

S'interrogeant sur la présence américaine dans le golfe Persique, il s’est exprimé en ces termes : « Quel rôle les États-Unis jouent-ils dans le détroit d'Ormuz et pourquoi devraient-ils s'aventurer dans le golfe Persique ? »

Le général Rezaï a ajouté que l'Iran considérait désormais toute présence américaine dans le détroit d'Ormuz avec suspicion; « car nous étions en guerre avec eux (les Américains), et nous le sommes toujours ».

Lire plus: Le CGRI avertit les États-Unis qu'ils s'exposent à une « défaite irréparable» imminente si leur ingérence dans le détroit d'Ormuz se poursuit

Les États-Unis attaquent l'Iran depuis début juillet, après que Washington a violé les termes du mémorandum d'entente d'Islamabad, qui était censé mettre définitivement fin à la guerre déclenchée contre l'Iran par les États-Unis et le régime israélien à la fin du mois de février.

Le mémorandum d'entente reconnaissait les droits et la souveraineté de l'Iran sur le détroit d'Ormuz et stipulait que l'Iran était chargé de lever les restrictions qu'il avait imposées aux navires affiliés aux agresseurs et à leurs protecteurs dans le détroit d'Ormuz depuis le début de l'agression, le 28 février.

Cependant, les États-Unis ont tenté de porter atteinte à la souveraineté de l'Iran en établissant un corridor dangereux à proximité des côtes omanaises.

La mesure illégale prise par les États-Unis a provoqué une ferme réaction de l'Iran, qui a rétabli les restrictions dans le détroit d'Ormuz. Téhéran affirme que tout mouvement dans ce passage stratégique doit s'effectuer selon les modalités iraniennes.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV