Les États-Unis ont lancé une nouvelle offensive militaire contre les provinces méridionales de l'Iran.
Dans un message publié sur X tard dans la soirée de mercredi (heure locale), le Commandement central américain (CENTCOM) a affirmé que les forces américaines avaient lancé les frappes à 20h (heure de l'Est des États-Unis), soit à 00 h GMT jeudi, les décrivant comme une prétendue « réponse puissante » à ce qu'il a qualifié de « tentatives d'attaques iraniennes » contre les forces américaines illégalement déployées dans la région la veille.
Des explosions ont ensuite été signalées à plusieurs endroits du sud de l'Iran.
Trois explosions ont été entendues sur l'île de Qeshm, à l'intérieur de la ville, a rapporté l'agence de presse Tasnim. D’autres explosions ont également été entendues dans la province de Bushehr, selon la radio-télévision de la République islamique d'Iran (IRIB).
Un ministre adjoint de la Sécurité de la province du Khuzestan a déclaré que les forces américaines avaient ciblé « certains endroits à Abadan ».
L'IRIB a également fait état de deux explosions dans la ville portuaire de Bandar Abbas, dans la province de Hormozgan, et d’autres sur les îles d'Abu Mussa, de Kish et de Qeshm tandis qu'un haut responsable de la province de Hormozgan a affirmé qu'aucune attaque n'avait été recensée contre la ville de Sirik.
Selon les habitants et témoins oculaires, un missile a touché une zone résidentielle; aucune information n'est pourtant disponible concernant d'éventuelles victimes, indique l'agence d'information Tasnim.
Tasnim précise que les forces américaines ont mené des frappes contre une zone à la périphérie de la ville de Kazeroun dans le sud-ouest de la province de Fars tandis que deux fortes explosions ont été entendues sur l'île de Kish à la suite d'une frappe de missiles.
À Qeshm, deux personnes sont piégées sous les décombres après une frappe américaine sur un immeuble résidentiel, a rapporté l'IRIB, citant le vice-gouverneur de la province de Hormozgan, précisant que le bâtiment, situé dans le quartier de Chah-Tango de cette île, a été « touché par des projectiles ennemis » et que « des opérations de recherche et de sauvetage sont en cours pour secourir les personnes piégées, avec tous les moyens disponibles ».
Parallèlement, les forces américaines ont mené des frappes sur plusieurs sites à Ahvaz, dans la province du Khuzestan (sud-ouest du pays), provoquant des coupures de courant dans certains quartiers. Au moins sept endroits de la ville ont été touchés, a indiqué l'IRIB. Des explosions ont également été entendues dans les villes de Shadegan, Arvandkenar et Abadan, de ladite province.
Cette dernière offensive américaine constitue une autre agression non provoquée, perpétrée par Washington, en violation du droit international et des engagements souscrits lors des précédents accords. Elle fait suite à une opération de missiles défensifs légitime menée par le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) contre des positions militaires américaines en Jordanie, une opération menée en réponse aux attaques répétées menées par les États-Unis depuis ce territoire contre les intérêts iraniens.
Cela témoigne, une fois de plus, de l'efficacité de la stratégie mesurée de l'Iran, qui exerce son droit fondamental à la légitime défense contre les bases étrangères servant de tremplin à des agressions contre la nation iranienne et l'Axe de la Résistance.
Plus tôt dans la journée de mercredi, le président américain Donald Trump avait ouvertement menacé l'Iran de nouvelles attaques, déclarant que c'était « notre tour » et promettant de frapper le pays « très durement » et de lui infliger une « correction », un langage qui révèle la mentalité d'intimidation et l'esprit impérialiste des dirigeants américains.
Les autorités de la RII ont souligné à maintes reprises que toute agression contre le territoire iranien entraînerait une riposte décisive.
Téhéran a condamné les précédentes attaques américaines contre les infrastructures militaires et civiles iraniennes, les qualifiant de crimes de guerre d'une extrême gravité et de violations manifestes de la Charte des Nations Unies ainsi que des mémorandums d'entente antérieurs. Il affirme que la présence des forces américaines au Asie de l'Ouest demeure la principale source de tensions et que leur retrait mettrait fin au cycle de confrontation que Washington entretient lui-même.