Les frappes constantes et ciblées des combattants iraniens représentent la fureur de la nation iranienne éveillée contre le système hégémonique. Celles-ci se poursuivront jusqu’à la capitulation totale de l’ennemi et jusqu’à ce que le sang des enfants de Minab et de Lamerd soit vengé a affirmé le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique d’Iran, Mohammad Bagher Zolghadr, dans un message publié ce samedi 25 juillet.
« Chaque colonne de fumée qui s’élève dans la région signifie qu’un centre militaire, sécuritaire ou financier américain a été pris pour cible », lit-on dans son message.
La guerre d’agression illégale menée par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran, déclenchée le 28 février, est entrée dans son cinquième mois.
Le premier jour de cette guerre d'agression, le gymnase de Lamerd dans la province de Fars, au sud de l'Iran a été bombardé par les États-Unis. L'installation sportive a été touchée par deux missiles alors qu'une équipe féminine de volley-ball jouait dans les locaux, causant la mort d'au moins 21 personnes, dont cinq mineurs, et faisant une centaine de blessés.
Le bombardement a lieu quelques heures après celui de l'école primaire Shajarah Tayyebeh, à Minab ; l'une des tragédies marquantes de cette guerre et l'incident le plus meurtrier pour les civils. Au total, 156 personnes, dont 120 enfants, ont été tuées.
Le Commandement central de l'armée américaine (CENTCOM) a nié toute responsabilité, mais les enquêtes menées par The New York Times, BBC Verify et des analystes indépendants concluent à un tir américain.
Le 8 avril, après quarante jours de conflit, Washington et Tel-Aviv ont été contraints d’accepter un cessez-le-feu à la suite des opérations de représailles des forces armées iraniennes et de son contrôle du détroit d’Ormuz.
Toutefois, Washington a repris son offensive contre l’Iran après avoir violé le mémorandum d’entente d’Islamabad, négocié sous la médiation du Pakistan et signé le 18 juin par les deux parties, en tentant des mouvements navals non autorisés dans le détroit d’Ormuz. La marine iranienne a intercepté les navires concernés afin de faire respecter les dispositions de ce mémorandum.
Pendant treize nuits consécutives, l’armée américaine a mené des frappes aériennes contre l’Iran, visant des infrastructures civiles, notamment des installations de télécommunications, des ponts et des usines de dessalement de l’eau. Ces attaques ont entraîné le martyre de 55 Iraniens et fait pas moins de 645 blessés.
En riposte, les forces armées iraniennes ont lancé des frappes de drones et de missiles contre des bases militaires américaines à travers la région.