Les gardes-frontières iraniens ont éliminé deux membres d’une cellule terroriste lors d’un affrontement armé dans la province du Sistan-et-Baloutchistan (sud-est), déjouant ainsi une tentative d’infiltration visant à mener des actes de sabotage à l’intérieur du pays.
Le commandant des gardes-frontières, le général de brigade Ali Akbar Javidan, a déclaré jeudi 23 juillet que les terroristes avaient l’intention de pénétrer le territoire iranien afin de conduire des actes de sabotage dans les provinces centrales.
« L’opération a été menée grâce à une parfaite maîtrise du renseignement ainsi qu’aux capacités de combat et opérationnelles de nos gardes-frontières », a-t-il souligné.
Les forces iraniennes ont saisi deux fusils d’assaut M4, des munitions, des mèches ainsi que des détonateurs explosifs. Javidan a salué la vigilance et la réactivité opérationnelle des gardes-frontières, précisant que des opérations de renseignement sont en cours afin d’identifier et d’appréhender les autres membres de cette cellule terroriste.
« L’enquête se poursuit pour identifier et à arrêter les membres restants de ce groupe terroriste », a-t-il souligné.
Le district rural de Jakigor, situé dans le comté frontalier de Rask, a été le théâtre de plusieurs tentatives d’infiltration de groupes terroristes armés à travers la frontière sud-est de l’Iran.
Cette opération intervient alors que Téhéran affirme que la récente agression militaire américaine vise à saper la sécurité dans la province du Sistan-et-Baloutchistan en ciblant des installations militaires et de sécurité.
À l’aube du 15 juillet, l’armée américaine a lancé une attaque de missiles contre la caserne de la 388e brigade mécanisée de l’armée iranienne à Bampur, tuant sept soldats et en blessant treize autres. Des installations militaires à Iranshahr ont également été visées.
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Les frappes américaines ont également ciblé une base du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) dans la ville de Saravan.
Selon Téhéran, ces attaques s’inscrivent dans une tentative de déstabilisation de l’une des régions frontalières les plus sensibles du pays afin d’offrir aux groupes terroristes et séparatistes l’occasion d’intensifier leurs activités.
Les autorités iraniennes affirment toutefois que, grâce aux renseignements recueillis et à la multiplication des opérations antiterroristes menées par les forces armées et les gardes-frontières, ces tentatives ont été mises en échec.
Des responsables américains et israéliens ont publiquement reconnu avoir soutenu des réseaux terroristes anti-iraniens par le biais de canaux transfrontaliers.
Le 11 mai, le président américain Donald Trump a admis que Washington avait tenté d’acheminer des armes à des éléments antigouvernementaux par le biais de groupes armés kurdes installés en Irak.
Le 23 juin, l’ancien Premier ministre israélien, Naftali Bennett, a reconnu qu’Israël avait introduit clandestinement des dizaines de milliers d’appareils d’internet par satellite Starlink en Iran afin d’aider des groupes armés antigouvernementaux, soulignant que ces appareils étaient destinés à aider les éléments terroristes à communiquer et à coordonner leurs activités.
Les agressions contre l’Iran ont commencé le 28 février avec des attaques de grande envergure menées par les forces américaines et israéliennes.
L’Iran a riposté par des frappes quotidiennes de missiles et de drones contre des installations militaires américaines et israéliennes dans toute la région dans le cadre de l’opération « Vraie Promesse IV », en fermant aussi le détroit d’Ormuz.
Le 17 juin, Téhéran et Washington ont signé le mémorandum d’entente d’Islamabad (MoU) afin de mettre fin à la guerre sur tous les fronts.
Toutefois, la reprise des attaques américaines au cours des deux dernières semaines a conduit l’Iran à reprendre ses frappes de drones et de missiles contre des installations militaires américaines dans la région et à imposer une nouvelle fois des restrictions sur la navigation dans le détroit d’Ormuz.