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Frappes du CGRI contre un hangar de drones MQ-9 et une installation de préparation de chasseurs F-15 en Jordanie

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Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a lancé des frappes de missiles. (Photo d’Archives)

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 22 juillet, le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a annoncé avoir lancé une nouvelle vague de frappes de missiles et de drones contre deux bases militaires américaines en Jordanie, affirmant avoir infligé de lourds dégâts à un hangar abritant des drones MQ-9, touché une installation de préparation des chasseurs F-15 et fait des morts et des blessés parmi les militaires américains.

Le CGRI a indiqué que ces frappes ont visé les bases aériennes King Faisal et Prince Hassan, dans le cadre d’une nouvelle phase de l’Opération Nasr-2, menée en riposte à la poursuite de l’agression américaine contre la République islamique d’Iran.

D’après le communiqué, une installation utilisée pour la maintenance et la préparation des chasseurs F-15 a été touchée lors de la première phase de l’opération. Le CGRI a aussi affirmé que huit drones MQ-9 neufs, encore entreposés dans leurs conteneurs avant leur mise en service, ont été entièrement détruits après qu’un hangar destiné à leur préparation a été frappé. Deux autres drones MQ-9 stationnés à l’extérieur de cette installation ont essuyé d’importants dommages.

Un hangar de maintenance d’hélicoptères a été également touché, causant d’importants dégâts à deux hélicoptères de transport lourd appartenant à l’armée américaine, lit-on dans le même texte.

Le CGRI a ajouté qu’une autre frappe a visé un bâtiment abritant des militaires américains, faisant un nombre non précisé de morts et de blessés.

Dans son communiqué, le Corps des gardiens de la Révolution islamique a souligné que ses opérations de représailles se poursuivront jusqu’à ce que l’administration Trump paie un lourd tribut pour avoir violé les accords conclus et repris son agression contre l’Iran.

« Si l’agresseur n’est ni sanctionné ni contraint de payer de tribut pour avoir violé les accords, il aura le sentiment de pouvoir reprendre la guerre quand bon lui semble et d’y mettre fin dès qu’il se trouvera exposé à des pressions, ce qui ne fera que perpétuer le cycle de la guerre, des négociations, puis d’une nouvelle guerre », ajoute le texte.

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique a averti qu’en cas de poursuite de l’agression américaine, les forces armées iraniennes seront prêtes à mener des opérations qui ne laisseraient aux États-Unis que des regrets. 

Le communiqué a précisé qu’aucun navire n’a tenté d’emprunter, pendant la nuit dernière, la route méridionale non autorisée à travers le détroit d’Ormuz.

Pendant ce temps, le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé avoir mené sa 11e nuit consécutive de frappes aériennes contre l’Iran, prétendant que ces attaques visaient à réduire davantage la capacité de la République islamique d’Iran à « menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz ».

Le CENTCOM, qui supervise les opérations militaires américaines en Asie de l’Ouest et que l’Iran classe comme organisation terroriste, a indiqué que ces frappes ont pour objectif de forcer la réouverture de cette voie maritime stratégique, après que Téhéran a renforcé son contrôle sur ce passage vital.

Plus tôt ce mois-ci, les États-Unis ont repris leur agression militaire contre l’Iran, en violation du mémorandum d’entente d’Islamabad, signé par les deux parties le 18 juin.

Cet accord prévoit explicitement la cessation des hostilités sur tous les fronts. Il stipule également que l’Iran mettra en place des mécanismes destinés à la gestion future du détroit d’Ormuz, en concertation avec Oman et dans le cadre de consultations avec d’autres pays de la région.

Washington a toutefois tenté d’orienter les navires vers un itinéraire que Téhéran juge illégal, contournant le corridor maritime que l’Iran a désigné, dans le cadre du mémorandum d’Islamabad, comme unique voie de passage sûre et conforme au droit à travers le détroit d’Ormuz.

L’Iran réaffirme toujours que la protection de cette voie maritime stratégique relève de son droit souverain et avertit que toute tentative de puissances étrangères visant à remettre en cause son autorité ou à contourner ses dispositifs de sécurité se heurtera à une riposte ferme et décisive de ses forces armées.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV