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Les États-Unis dissimulent le véritable bilan de morts et de blessés causés par les frappes de missiles iraniennes, selon un rapport

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les États-Unis dissimulent le véritable bilan de morts et blessés causés par les frappes de missiles iraniennes. (Illustration)

Le Pentagone fait face à des critiques croissantes pour avoir refusé d'expliquer publiquement la gestion, le coût et les conséquences sur le champ de bataille de l'expansion de la guerre contre l'Iran, dont des dizaines de morts et de blessés causés par les frappes de missiles balistiques iraniennes, la semaine dernière, contre des bases militaires américaines dans la région.

Un article du Wall Street Journal révèle que l'attaque de missiles balistiques iraniennes contre la base aérienne de Muwaffaq Salti en Jordanie, qui a tué deux soldats américains, a touché des unités d'habitation préfabriquées où vivaient et dormaient les troupes américaines, soulignant ainsi la puissance des missiles iraniens face aux défenses aériennes américaines.

« Ces attaques ont blessé des dizaines de militaires américains et endommagé plusieurs hélicoptères », rapporte le journal, citant des responsables américains ayant requis l'anonymat.

Le journal ajoute que l'Iran a mené trois autres frappes contre les forces américaines en Jordanie au cours de la même semaine, que le Pentagone n’a pas divulgué, dissimulant aussi bien les pertes humaines que les dégâts matériels.

Un responsable militaire américain affirme que le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) n’est pas tenu de rendre publiques les informations concernant les militaires blessés tandis qu’un autre souligne que la divulgation des informations pourrait permettre à l'Iran de cibler plus précisément les forces américaines dans la région à l'aide de missiles balistiques et de drones.

Il est vrai que depuis le mois de mais, le Pentagone n'a organisé aucune conférence de presse majeure sur la guerre, laissant ainsi le public avec très peu d'informations sur la stratégie militaire américaine.

Vendredi, la chaîne d’information américaine CBS News a rapporté que les frappes iraniennes contre la base aérienne de Muwaffaq Salti, en Jordanie, avaient fait deux morts parmi les militaires américains et qu'un soldat était porté disparu.

Les deux militaires tués en Jordanie ont ensuite été identifiés comme le premier lieutenant Tyler James Feehan, 25 ans, originaire d'Hawaï, et la soldate Isabella Gonzales, 19 ans, du Texas.

Il est à indiquer qu’un autre soldat américain a été également tué en Irak.

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a également annoncé une frappe de représailles surprise contre le centre de commandement des forces spéciales américaines dans la région d'al-Tanf, en Syrie.

Les autorités militaires américaines ont officiellement reconnu qu'au moins 17 soldats américains avaient été tués et plus de 430 blessés au cours de l'agression non-provoquée contre l'Iran. Cependant, le nombre de blessés n'a pas été mis à jour ces dernières semaines.

Le 1er avril, le magazine en ligne américain The Intercept a rapporté que Washington s’est engagé de dissimuler le véritable bilan des pertes,  rappelant que près de 750 militaires américains ont été tués ou blessés, soit un chiffre nettement supérieur au bilan officiel publié par les États-Unis.

Tout au long de l'agression lancée par le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu contre l'Iran, le Pentagone a soutenu que la « sécurité opérationnelle » primait sur l'information du public américain concernant l'évolution du conflit, y compris les pertes militaires.

Les responsables américains ont également refusé de commenter les informations selon lesquelles l'armée américaine serait à court d'intercepteurs de missiles, ou d'expliquer comment l'Iran continue de lancer des missiles balistiques alors que Donald Trump avait prétendu, au début de la guerre, que les capacités balistiques iraniennes avaient été détruites.

En réaction à ces pertes en vie humaine, le président américain a déclaré que ces militaires étaient morts « au service de notre pays ». Il a également allégué que les États-Unis menaient cette guerre pour protéger leurs alliés du golfe Persique, bien que d'autres informations indiquent qu'il a lancé cette agression sous la pression d'Israël.

La semaine dernière, Donald Trump a dit que les États du golfe Persique devraient rembourser les États-Unis pour les avoir protégés contre l'Iran.

Il a cité nommément l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, Bahreïn et le Koweït comme pays devant indemniser Washington pour son rôle en matière de sécurité.

Les détracteurs estiment toutefois que la guerre menée par Donald Trump et Benjamin Netanyahu a, au contraire, placé les États du golfe Persique directement dans la ligne de mire, les forces américaines et israéliennes ayant utilisé des bases militaires de la région pour lancer leurs attaques contre l'Iran.

Des observateurs estiment que la guerre désastreuse menée par l'administration Trump contre l'Iran n'a atteint aucun de ses objectifs stratégiques ; au contraire, elle a nui au peuple américain, remodelé l’Asie de l’Ouest d'une manière préjudiciable aux intérêts américains, et a, encore davantage, affaibli la position des États-Unis sur la scène internationale.

Le soutien du public américain à la décision de Trump de lancer une agression contre l’Iran s’est abaissé à -30 %.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV