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Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ralentit fortement face à l’agression américaine

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Pétroliers ancrés dans le détroit d’Ormuz, au large de l’île de Qeshm, en Iran, le 18 avril 2026. ©AP

Les données de navigation indiquent que seulement trois navires de marchandises ont traversé le détroit d’Ormuz au cours des dernières 24 heures, le trafic maritime étant largement paralysé par la fermeture du détroit par l’Iran et la reprise de l’agression militaire américaine.

Selon les données de Kpler, arrêtées à 5 h 13 GMT vendredi, le pétrolier Miraan (transportant du fioul) et le petit navire Norita (transportant du gaz de pétrole liquéfié) ont quitté le détroit d’Ormuz jeudi par la voie iranienne.

Un troisième navire, le pétrolier ravitailleur Arolia, chargé de fioul irakien pour le ravitaillement en mer, a fait demi-tour peu après avoir brièvement quitté le détroit plus tôt dans la journée de vendredi, d’après les données de LSEG.

Aucun pétrolier géant (VLCC) ni méthanier n’a transité par le détroit jeudi, marquant ainsi le deuxième jour consécutif sans passage.

Cela représente une forte baisse par rapport à mercredi, où une douzaine de navires seulement ont franchi le détroit, soit une fraction de la moyenne de 125 navires par jour enregistrée avant l’agression.

La guerre d’agression menée par les États-Unis contre l’Iran a de nouveau paralysé le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique mondial pour les expéditions de pétrole et de gaz, entraînant une hausse des prix mondiaux de l’énergie.

Le trafic maritime a chuté brutalement après que l’Iran a annoncé qu’il maintenait la fermeture du détroit jusqu’à nouvel ordre en réponse à la nouvelle agression de Washington.

Ces derniers jours, la plupart des navires ont soit interrompu leur route avant d’entrer dans cette voie maritime stratégique, soit fait demi-tour à la suite du blocus illégal imposé par les États-Unis aux navires entrant ou sortant des ports iraniens.

Selon certaines sources, les forces navales américaines ont sommé les navires approchant de rebrousser chemin et ont immobilisé ceux qui ont refusé d’obtempérer.

Malgré les allégations du président américain Donald Trump selon lesquelles le détroit reste ouvert à tout trafic maritime à l’exception des navires iraniens, les dernières données confirment que la voie est de facto fermée à la navigation normale.

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a déclaré jeudi que pas une goutte de pétrole ni de gaz ne serait exportée par le détroit tant que les attaques américaines se poursuivront.

Dans un geste de solidarité envers l’Iran, le mouvement de résistance yéménite Ansarallah s’est déclaré prêt à fermer le détroit de Bab el-Mandeb, à l’entrée de la mer Rouge, si Washington venait à cibler les infrastructures civiles iraniennes.

Des milliers de navires restent bloqués dans le golfe Persique depuis le début de l’agression américano-israélienne contre l’Iran, il y a près de cinq mois, le trafic maritime n’étant autorisé que durant de brèves accalmies des combats.

Ces événements font suite à l’échec d’un mémorandum d’entente négocié par le Pakistan en vue de mettre fin à la guerre, après les violations répétées de ce mémorandum par les États-Unis.

Au cours de la semaine écoulée, les forces de l’armée américaine ont lancé des vagues d’attaques contre des provinces du sud de l’Iran, tuant 38 Iraniens, dont des civils.

L’Iran a riposté avec fermeté en lançant des missiles et des drones contre des installations militaires américaines dans toute la région.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV