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L'armée iranienne soutient le CGRI et fustige la décision britannique d'interdire cette force d'élite

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des membres du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) défilent dans la capitale iranienne, Téhéran, le 22 septembre 2018. (Photo : AFP)

L’armée iranienne a condamné la décision du Parlement britannique de désigner le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) comme une menace pour la sécurité nationale la qualifiant de « malice, hypocrisie et double discours » en matière de lutte contre le terrorisme.

Dans un communiqué publié mercredi, l’armée iranienne a fustigé la Grande-Bretagne pour son « long et sombre passé » dans la création de divisions, l’incitation au sectarisme et le soutien au terrorisme en Asie de l’Ouest.

La décision du Parlement britannique à l’encontre du Corps des gardiens de la Révolution islamique - alors même qu’il s’agit de l’une des plus importantes forces antiterroristes au monde - découle de « la malice, de l’hypocrisie et du double discours des responsables britanniques face au fléau du terrorisme dans le monde ».

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique est depuis longtemps « à l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme », souligne l’armée. « Son bilan dans la lutte contre les groupes terroristes en Asie de l’Ouest et dans la protection de la sécurité nationale et régionale de l’Iran parle de lui-même. »

Le CGRI a non seulement servi comme une force militaire, mais aussi comme une force sociale et culturelle, fournissant au fil des ans de précieux services à la nation iranienne et aux pays voisins. Il a toujours soutenu les musulmans et les opprimés, lit-on dans le communiqué.

Israël, les États-Unis et les États européens y sont pointés du doigt pour leur soutien aux groupes terroristes.

« Ce nouvel agissement irresponsable du Parlement britannique intervient à un moment où la Grande-Bretagne, ancienne puissance coloniale, a un long et sombre passé de divisions, d’incitation au sectarisme et de soutien au terrorisme en Asie de l’Ouest. Au même titre que les gouvernements européens et les États-Unis, le régime sioniste est considéré non seulement comme l’un des plus importants sponsors au terrorisme au monde, mais aussi comme un acteur majeur de la réalisation de ses sinistres objectifs en soutenant des groupes terroristes dans la région », a estimé l’armée.

Réaffirmant la solidarité entre l’Armée et le CGRI, le communiqué indique que les deux forces restent unies sous le commandement du commandant en chef iranien pour faire face aux menaces et aux agressions contre l’Iran, et exprime l’espoir de voir le personnel du Corps des gardiens de la Révolution islamique continuer à remporter des victoires.

« Tout en condamnant la récente décision du Parlement britannique contre le personnel dévoué du Corps des gardiens de la Révolution islamique, le Bureau des relations publiques de l’armée de la République islamique d’Iran souligne la solidarité de l’armée et du CGRI, sous le commandement du Commandant en chef des Forces armées, face aux menaces, aux dangers et à l’agression des ennemis jurés de la nation iranienne et de l’institution sacrée de la République islamique d’Iran. Il prie également pour le succès croissant de ses camarades du Corps des gardiens de la Révolution islamique », a ajouté l’Armée.

Cette déclaration intervient deux jours après que la ministre britannique de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a annoncé que le CGRI serait désigné comme une « menace pour la sécurité nationale en vertu des nouveaux pouvoirs conférés par la loi sur la sécurité nationale (menaces étatiques) », faisant du soutien à cette force d’élite une « infraction pénale passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison ».

Mardi, le ministère iranien des Affaires étrangères a également fermement condamné la décision hautement provocatrice et controversée du gouvernement britannique, la qualifiant de mesure « injustifiée et irresponsable » qui viole le droit international.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV