Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a appelé les États-Unis à respecter leurs engagements dans le cadre du mémorandum d'entente d’Islamabad, faute de quoi ils devraient payer le coût de leurs actes d'agression.
M. Ghalibaf a lancé cet avertissement dimanche 12 juillet sur X, après que l'armée américaine a mené cette semaine sa troisième série de frappes aériennes contre l'Iran, en violation flagrante du mémorandum d'entente négocié par le Pakistan entre Téhéran et Washington.
Il a fait référence à l'article 5 du mémorandum, en vertu duquel seul l'Iran est chargé de prendre les dispositions nécessaires à la réouverture du détroit d'Ormuz, un point de passage énergétique crucial.
« L'ère des accords unilatéraux est révolue (…) tenez parole ou vous en paierez le prix », a déclaré le principal négociateur iranien, mettant en garde contre les répercussions des actes d’agression américains.
En réponse aux dernières frappes américaines sur le sud de l'Iran, les forces armées iraniennes ont lancé des frappes coordonnées de missiles et de drones sur des installations militaires américaines en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn.
Plus tôt, le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a annoncé la fermeture du détroit d'Ormuz « jusqu'à nouvel ordre », à la suite de l'utilisation non autorisée de cette voie maritime stratégique par un porte-conteneurs.
Selon le CGRI, le détroit d'Ormuz resterait fermé jusqu'à ce que les États-Unis mettent fin à leur intervention dans la région.
L'Iran a restreint le transit par le détroit d'Ormuz depuis les premiers jours de la guerre d'agression israélo-américaine illégale, déclenchée le 28 février. Quarante jours plus tard, un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril, grâce à la courageuse résistance des forces armées iraniennes et leurs opérations de représailles décisives.
Le 17 juin, l'Iran et les États-Unis ont signé un mémorandum d'entente appelant à la cessation définitive des hostilités sur tous les fronts et prévoyant l'engagement des deux parties à poursuivre les négociations en vue d'un accord final dans les 60 jours suivants.
À noter que l'article 5 du mémorandum confie à l'Iran l'entière responsabilité de la réouverture et de la gestion du détroit d'Ormuz.
Les autorités iraniennes ont à plusieurs reprises réaffirmé le droit légitime de l’Iran à exercer sa souveraineté sur le détroit, soulignant que cette voie navigable ne retrouvera jamais son état d'avant-guerre et qu'elle sera administrée par la République islamique d’Iran conformément au droit international.