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Le Mexique engage des poursuites pénales pour ses 17 ressortissants tués par l’ICE aux États-Unis

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une femme trébuche et tombe alors que les agents fédéraux de l'immigration la traînent à Minneapolis, aux États-Unis, le 13 janvier 2026. (via X)

Le Mexique a déposé des plaintes pénales aux États-Unis à la suite de la mort de 17 migrants mexicains placés en détention ou décédés lors d’opérations menées par la police de l’immigration (ICE) depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025.

La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a annoncé, jeudi 9 juillet, le dépôt de ces plaintes pénales concernant la mort de 17 ressortissants mexicains, dont 14 étaient détenus par l’ICE et trois sont décédés lors d’opérations menées par l’agence, selon le ministre mexicain des Affaires étrangères, Roberto Velasco.

Le gouvernement mexicain avait déjà adressé 11 notes diplomatiques de protestation aux États-Unis à la suite de ces décès.

Lorenzo Salgado Araujo, un immigrant mexicain de 52 ans, est la dernière victime de cette affaire qui a été abattu par balle mardi par un agent de l’ICE à Houston alors qu’il conduisait sa camionnette, se rendant à son travail.

Lorenzo Salgado Araujo, abattu par des agents de l'ICE. 

Ce père de famille, qui vivait aux États-Unis depuis près de 35 ans, est la première personne tuée par des agents ICE depuis les décès des citoyens américains Renée Good et Alex Pretti à Minneapolis en janvier.

Pour chacun des 17 Mexicains morts, des notes diplomatiques de protestation ont été transmises aux autorités américaines.

Mais désormais, « une plainte sera déposée auprès des procureurs des États fédérés et des procureurs fédéraux des États-Unis » contre « ceux qui seront reconnus responsables des homicides et, dans les autres cas, comme des violations des droits humains », a déclaré Claudia Sheinbaum.

« Nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir ; ce que nous ne pouvons pas faire, c’est rester passifs », a ajouté la cheffe de l’État.

Le Mexique entend également engager « des actions civiles » contre les entreprises, qui gèrent les centres de détention de l’ICE et demandera au Haut-Commissaire aux droits de l’Homme des Nations Unies « la protection » de ses ressortissants dans ces installations.

Cette annonce intervient au lendemain d’une demande formulée par des représentants de la communauté latino-américaine aux États-Unis et par la famille de Lorenzo Salgado réclamant une enquête « indépendante » sur les circonstances de sa mort.

Des membres de la famille de l'immigrant Lorenzo Salgado Araujo se recueillent devant un mémorial le 8 juillet à Houston, au Texas. 
©Getty Images

 « Nous voulons une enquête indépendante. L’agence dont les policiers ont utilisé leur arme ne peut pas être en même temps celle, qui contrôle le récit des faits et les preuves », a déclaré mercredi Juan Proaño, un responsable de Citoyens Latino-Américains Unis (LULAC), une ONG de la communauté hispanique aux États-Unis 

« Les autorités locales et de l’État du Texas ne peuvent pas être tenues à l’écart d’une mort, qui a eu lieu sur le sol du Texas », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Houston.  

« Depuis trop longtemps, nous assistons à une chasse ouverte aux Latinos et aux communautés de couleur sous le prétexte de la sûreté publique », a dit le président national de LULAC, Román Palomares.

L’administration du président Donald Trump, qui a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, assimile systématiquement criminalité et immigration clandestine.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV