Le Corps des gardiens de la Révolution islamique a fait part de frappes contre un centre de commandement et de contrôle américain en Asie occidentale et la base aérienne d’al-Azraq en Jordanie avec 10 missiles balistiques, dans une deuxième vague de représailles aux frappes américaines sur le territoire iranien.
Les forces aérospatiales du CGRI ont mené ces attaques jeudi à 14h20, heure locale. Ces frappes sont intervenues quelques heures après les premières opérations de représailles iraniennes contre des cibles américaines à Bahreïn et au Koweït, mercredi et jeudi.
« Dans notre précédente déclaration, nous avons indiqué que toute nouvelle agression entraînerait une extension de notre riposte à d’autres bases ennemies dans la région », a déclaré le CGRI dans un communiqué.
« Dans cette deuxième phase, nous avons mis à exécution notre menace contre les agressions de l’armée américaine, responsable de la mort d’enfants. »
Le communiqué indique : « Le centre de commandement et de contrôle ennemi en Asie occidentale et la base aérienne d’al-Azraq en Jordanie ont été détruits par 10 missiles balistiques. »
La base d’al-Azraq est une installation stratégique utilisée par les forces américaines en Jordanie. Le communiqué indique que de nouvelles attaques seraient menées si l’agression américaine se poursuivait : « Si l’armée terroriste américaine réitère son agression, les autres bases américaines dans la région ne seront pas épargnées. »
Ce barrage de missiles fait suite à une escalade significative de la confrontation entre Téhéran et Washington, qui a débuté lorsque les forces américaines ont mené des attaques illégales et non provoquées contre ses régions côtières mercredi et jeudi.
Les médias iraniens ont rapporté des explosions dans plusieurs régions, notamment à Bandar Abbas, sur l’île de Qeshm, à Konarak, à Chabahar et à Mahshahr, des frappes ayant également touché une ligne de chemin de fer reliant Téhéran à Machhad et des ponts dans l’est de l’Iran.
Les autorités iraniennes ont annoncé qu’au moins 14 militaires et civils iraniens avaient été tués et 78 autres blessés lors de ces attaques terroristes américaines.
En représailles, le CGRI a lancé mercredi une opération massive en frappant 85 cibles militaires américaines au Bahreïn et au Koweït. Parmi les installations clés touchées figuraient Port Salman, la zone de la Cinquième flotte américaine au Bahreïn, Camp Arifjan, la base aérienne Ali Al Salem au Koweït, ainsi que les bases Juffair et Sheikh Isa au Bahreïn.
Le CGRI a également déclaré avoir abattu un drone américain MQ-9 Reaper qui tentait d’interférer dans ses opérations.
Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a clairement exposé la position de la République islamique d’Iran : « Si vous frappez, nous frapperons en retour. Le détroit d’Ormuz ne sera rouvert que dans le cadre d’accords iraniens, et non sous la menace des États-Unis. »
La précision des missiles du CGRI et leur capacité à pénétrer profondément en territoire ennemi ne sont plus un secret. La destruction de la base d’al-Azraq, plaque tournante essentielle des opérations américaines et de la coalition dans la région, marque un point culminant dans les opérations de représailles de l’Iran.