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Le recours à la coercition et le non-respect des engagements ont désormais un prix: Ghalibaf s'adresse aux États-Unis

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, affirme que les États-Unis ne peuvent plus mener une politique de la force et se soustraire à leurs engagements sans en subir les conséquences.

Mohammad Bagher Ghalibaf a lancé cet avertissement sans détour dans un message publié ce jeudi 9 juin sur son compte X, après une série de frappes aériennes américaines menées contre plusieurs zones du sud de l'Iran, visant des infrastructures civiles et causant la mort d'une personne, sans compter celle menée contre un pont dans la province septentrionale de Golestan.

« Les États-Unis n'ont toujours pas compris que le recours à la coercition et le non-respect des engagements ne sont désormais plus sans conséquences », a-t-il déclaré.

« Je vais être clair : si vous frappez, vous serez frappés », a-t-il averti.

M. Ghalibaf, négociateur en chef dans les pourparlers avec les États-Unis, a exhorté Washington à s'abstenir d'aggraver les tensions, ajoutant que de tels actes futiles ne feraient qu'engendrer un enlisement plus profond.

« Inutile de vous débattre : vous ne ferez que vous enliser davantage », a martelé le plus haut responsable parlementaire.

Il a ensuite évoqué le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial, réaffirmant que l'Iran reste le seul à détenir l'autorité sur cette voie maritime stratégique.

« Le détroit d'Ormuz ne sera rouvert que selon les conditions fixées par l'Iran, et non sous la menace des États-Unis », a-t-il fait remarquer.

Dans la première phase de sa riposte aux violations les plus récentes du territoire iranien par les États-Unis, la Force aérospatiale du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a frappé des infrastructures clés sur quatre bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Mercredi, une source sécuritaire bien informée a déclaré à Press TV que l'Iran ne renoncerait pas à sa maîtrise du détroit d'Ormuz et était prêt à se battre pour conserver le contrôle de cette voie maritime stratégique.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV