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Khatam al-Anbiya : Toute source de soutien à l'armée américaine est une « cible légitime »

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le logo du quartier général central iranien de Khatam al-Anbiya.

Le quartier général central Khatam al-Anbiya affirme que toute source de soutien à « l’armée américaine assaillante » sera considérée comme une cible légitime pour les forces armées iraniennes.

Cette déclaration de mercredi fait suite à une nouvelle vague de frappes américaines qui ont ouvertement violé le cessez-le-feu et bafoué le mémorandum d’entente d’Islamabad.

Le quartier général a déclaré dans son communiqué que tout pays dont le territoire ou les installations seraient utilisés par l’armée américaine pour mener des attaques contre l’Iran serait considéré comme une cible légitime par les forces armées de la République islamique d’Iran.

Les États-Unis ont attaqué des sites dans le sud de l’Iran, ce qui a incité Téhéran à riposter en frappant notamment des bases américaines dans la région du golfe Persique.

Le quartier général a également réaffirmé que la seule voie sûre pour les navires commerciaux et les pétroliers dans le détroit d’Ormuz est celle désignée par l’Iran, et que Téhéran ne permettra aucune ingérence dans la gestion du détroit.

Ces dernières attaques sont survenues alors que l’Iran commémorait les funérailles du Leader martyr de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, en Irak.

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a déclaré que les frappes américaines étaient « une tentative d’éclipser les processions funéraires massives en Iran et en Irak pour le Leader martyr, ce qui représente une défaite politique majeure pour Washington ».

Ce communiqué a été publié après que le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a annoncé, mercredi matin, que dans le cadre de sa riposte initiale à l’attaque américaine contre la côte sud de l’Iran, ses forces navales et aérospatiales avaient mené une opération conjointe impliquant missiles et drones, frappant 85 sites militaires américains stratégiques et abattant un drone ennemi.

Les frappes ont touché des installations à Port Salman et dans la zone de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn, ainsi que la base aérienne Ali Al Salem au Koweït. Un drone MQ-9 a été détruit au-dessus de la province de Bushehr.

Cette dernière escalade fait suite à des frappes contre plusieurs navires transitant par le détroit d’Ormuz et ne suivant pas la route autorisée par l’Iran.

Les prix du pétrole ont bondi de cinq pour cent immédiatement après les déclarations du président américain Donald Trump, ayant déjà atteint leur plus haut niveau en deux semaines.

La Maison-Blanche a également révoqué les dérogations aux sanctions sur les ventes de pétrole iranien, annulant une licence annoncée en juin qui autorisait l’Iran à produire, vendre et livrer du pétrole brut jusqu’au 21 août.

Le négociateur en chef iranien, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que les États-Unis avaient commis des violations “majeures” du mémorandum d’entente, notamment en rétablissant les sanctions pétrolières.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV