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Au Burkina Faso, la société civile salue la rupture diplomatique avec la France

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le drapeau du Burkina Faso. (Archives)

Plusieurs organisations de la société civile burkinabè ont salué la décision d’Ouagadougou de rompre ses relations diplomatiques avec Paris. Cette mesure marque un nouveau chapitre dans l’affirmation souveraine du Burkina Faso et du président Ibrahim Traoré.

Après l’annonce unilatérale de la rupture des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la France, les réactions favorables se multiplient au sein de la société civile burkinabè, qui y voit une affirmation de l’indépendance nationale.

Le 26 juin 2026, le gouvernement burkinabè a officiellement rompu ses relations diplomatiques avec Paris, accusant la France d’« activisme incessant » contre ses intérêts, de soutien à des « réseaux subversifs » et d’« ambitions néocoloniales ». En réponse, Paris a rappelé ses diplomates et exigé le départ des représentants burkinabè sous sept jours, délai arrivé à expiration le 6 juillet au soir.

Cette décision s’inscrit dans une logique de souveraineté engagée depuis le changement de pouvoir en 2022.

De nombreuses organisations de la société civile burkinabè ont accueilli favorablement cette rupture. La Coalition Yelema Honronya, très active sur les réseaux sociaux, a salué une « rupture réelle » et une victoire contre « l’influence impérialiste ».

Dans une publication sur Facebook, le compte relaie une vidéo d’un sénateur français critiquant cette rupture diplomatique, avant de réagir : « Les menaces ne passeront pas. Qu’est-ce qu’elle peut nous faire encore de plus que ce qu’elle nous fait déjà subir depuis dix ans ? Notre décision est souveraine et les menaces de conséquences n’effraient personne. »

Sur des pages comme Burkina24 ou celles des médias d’État, notamment la RTB, les commentaires enthousiastes se multiplient : « Bravo IB », « Victoire de la souveraineté », « Liberté totale ». Sur les réseaux sociaux, le ton est largement positif parmi les soutiens de l’État burkinabè. Une publication de Burkina24 consacrée à la rupture a recueilli des milliers de réactions favorables, reflétant un sentiment dominant de fierté nationale.

Sur X, des internautes s’enthousiasment également : « Quand une relation est trop toxique, mieux vaut en sortir », saluant une décision « historique ».

Des chroniqueurs panafricanistes relayés par la RTB ont également applaudi cette « rupture historique », qui permettrait selon eux au Burkina Faso de tourner définitivement la page de la tutelle étrangère.

Le Quai d’Orsay a regretté une décision qu’il a qualifiée d’« hostile » et de « sans fondement », démentant tout soutien à des groupes terroristes et appelant les ressortissants français à une « vigilance renforcée ». Plus de 2 000 Français sont encore inscrits au registre consulaire au Burkina Faso.

Pour les organisations patriotiques burkinabè, cette rupture consacre la fin d’une relation jugée déséquilibrée et ouvre la voie à une coopération internationale choisie, loin des anciennes puissances coloniales, notamment à travers l’AES, qui fête sa deuxième année d’existence.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV