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L'Iran rejette catégoriquement la proposition anti-iranienne déposé au Conseil de l'OMI

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Un navire dans le détroit d'Ormuz, voie maritime vitale par laquelle transite une grande partie du pétrole et du gaz mondiaux, le 1er mars 2026. ©AFP

L’Iran a catégoriquement rejeté une proposition soutenue par les Émirats arabes unis et déposée au Conseil de l’Organisation maritime internationale (OMI) concernant le détroit d’Ormuz, la qualifiant de politiquement motivée et de juridiquement infondée.

Dans un document officiel remis au Conseil de l’OMI, mardi 7 juillet, Téhéran a catégoriquement rejeté les allégations, les caractérisations juridiques et les conclusions « sélectives, politiquement motivées et juridiquement infondées » de la proposition.

L’Iran a déclaré que la proposition, soutenue par les Émirats arabes unis et huit pays alliés, impute injustement la responsabilité à « la victime de l’agression » tout en ignorant la vraie source d’instabilité dans le golfe Persique, la mer d’Oman et le détroit d’Ormuz.

Selon le document, la principale cause des menaces actuelles pesant sur la sécurité maritime, la navigation, les marins, la protection de l’environnement marin et la continuité du transport maritime est l’agression militaire menée par les États-Unis et le régime israélien contre l’Iran, « y compris par la participation, le soutien ou la facilitation des Émirats arabes unis et d’autres États ».

Téhéran a fait valoir que la proposition des Émirats arabes unis visait à transformer le Conseil de l’OMI, organe technique spécialisé, en une plateforme de pression politique.

L’Iran a averti qu’accepter une telle formulation outrepasserait le mandat technique du Conseil de l’OMI et créerait un précédent fâcheux susceptible de nuire à la neutralité et à la crédibilité de l’organisation.

Dans la même logique, l’Iran a exhorté le Conseil à ne pas adopter, approuver ni diffuser de document visant à déterminer les responsabilités internationales, à préjuger de questions juridiques ou factuelles litigieuses, à imputer la responsabilité à un État membre ou à se prononcer sur des questions relatives au statut juridique des voies navigables, à la souveraineté ou à la juridiction.

Dans le document, l’Iran a réaffirmé son engagement en faveur de la sécurité maritime, de la sûreté de la navigation, des opérations de recherche et de sauvetage, des interventions d’urgence, des activités portuaires et de la protection du milieu marin.

L’Iran a réitéré que le détroit d’Ormuz restait ouvert à la navigation internationale et que le trafic maritime se poursuivait dans le cadre d’une coordination appropriée en matière de sûreté et de sécurité.

La République islamique d’Iran a par ailleurs réaffirmé sa position juridique concernant le détroit d’Ormuz et a indiqué qu’elle n’est pas partie à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) et n’est donc pas liée par le régime de transit prévu par ce traité.

Téhéran soutient en revanche que la navigation dans le détroit stratégique d’Ormuz est régie par le principe de passage inoffensif, qui exige le respect de la souveraineté et de la sécurité des États côtiers.

Le document indique également que certaines parties du détroit d’Ormuz se situent dans les eaux territoriales iraniennes, soulignant le fait qu’en vertu du droit international de la mer, les États côtiers exercent leur souveraineté, leur juridiction et leur autorité souveraine sur leurs eaux territoriales.

Le document affirmait en outre que les conditions de sécurité exceptionnelles créées par la récente agression militaire américano-israélienne justifiaient les mesures de sécurité maritime préventives prises par l’Iran.

Ces mesures, selon le document, visent à garantir la navigation, à protéger les marins et à empêcher que ce détroit stratégique ne soit utilisé pour faciliter des opérations militaires hostiles. Elles ne doivent pas être interprétées comme une tentative de fermer cette voie navigable étroite.

L’Iran a également déclaré que le projet de proposition des Émirats arabes unis omettait délibérément les actes illégaux des États-Unis contre l’activité maritime iranienne, notamment le blocus des navires marchands et les ports iraniens, la saisie et la confiscation, par la force, de navires et de cargaisons iraniens, ainsi que les risques humanitaires et opérationnels qui en résultent pour le transport maritime.

Téhéran a ajouté que toute conclusion de l’OMI se concentrant uniquement sur les allégations portées contre l’Iran, tout en ignorant l’agression américano-israélienne, le rôle des pays tiers, les attaques contre les infrastructures maritimes iraniennes et l’impact des sanctions et restrictions maritimes, serait « incomplète, discriminatoire et techniquement non fiable ».

Le document appelle le secrétariat de l’OMI à veiller à ce que les futurs rapports sur le golfe Persique, la mer d’Oman et le détroit d’Ormuz prennent en compte toutes les sources de risques maritimes, y compris l’agression militaire contre l’Iran, et à ce que l’organisation ne soit pas utilisée comme plateforme de pression politique sélective.

Les forces navales du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) ont averti à plusieurs reprises que le passage en toute sécurité du détroit d’Ormuz n’est possible que par les routes officiellement désignées par la République islamique d’Iran.

Le CGRI a qualifié toute autre voie de transit d’« inacceptable et extrêmement dangereuse » et a déclaré qu’une coordination avec ses forces navales est indispensable pour le transit par cette voie maritime stratégique.

La semaine dernière, le commandement central des forces armées iraniennes a également averti que toute ingérence américaine dans le détroit d’Ormuz déclencherait une riposte rapide et décisive des forces armées du pays.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV