Quelque 46 000 foyers étaient privés d’électricité vendredi dans plusieurs départements français, principalement dans les Yvelines, en Gironde et dans les Hauts-de-Seine, où la vague de chaleur continue de perturber le réseau électrique, a indiqué Enedis (entreprise de service public gestionnaire du réseau de distribution d’électricité).
Les Yvelines concentrent plus de la moitié des coupures recensées ce vendredi 26 juin à 9 heures matin, tandis qu’Enedis fait état d’une multiplication des incidents liés à la vague de chaleur.
Selon le gestionnaire du réseau de distribution, les Yvelines concentrent 25 000 foyers privés de courant, devant la Gironde (7.500) et les Hauts-de-Seine (3.000).
« Le nombre d’incidents sur le réseau continue d’augmenter en raison de la vague de chaleur exceptionnelle qui se poursuit. La situation demeure évolutive », a précisé Enedis.
Un réseau fragilisé par la chaleur
Le gestionnaire avait déclenché jeudi sa Force d’intervention rapide électricité (FIRE), estimant le risque de coupures « élevé » en raison des températures extrêmes qui mettent les câbles électriques à rude épreuve sous des sols fortement réchauffés.
La France est confrontée depuis plusieurs jours à une vague de chaleur exceptionnelle, qui a conduit à placer une grande partie du territoire en vigilance rouge canicule.
Dans les Yvelines, l’un des départements les plus touchés par les coupures, Enedis a par ailleurs engagé un programme de modernisation du poste électrique du Pecq, représentant un investissement de 32 millions d’euros destiné à adapter le réseau à la hausse des besoins en électricité et à renforcer la sécurité d’alimentation de près de 50 000 clients.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a alerté ce vendredi sur des jours « inquiétants » pour la santé des Français, lors d’un point presse organisé à la préfecture de la région d’Île-de-France, alors que la canicule continue de peser sur les urgences, le Samu et la médecine de ville.
« On voit une augmentation de l’activité aux urgences, au Samu, chez les médecins de ville. La canicule fait son effet cinq à dix jours après », a déclaré la ministre, estimant que la France entrait dans une période de vigilance accrue face aux conséquences sanitaires de la chaleur.
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, également présent, a annoncé l’ouverture de 2 000 places supplémentaires d’hébergement d’urgence dans des lieux climatisés pour les personnes sans abri.
« Le dispositif d’hébergement d’urgence est renforcé », a-t-il indiqué.
Stéphanie Rist a souligné que des personnes sans abri, isolées ou vivant dans des logements précaires arrivent aux urgences en raison de la chaleur, appelant à « prendre des nouvelles » des proches, voisins et personnes vulnérables.