L’ambassade de Russie en France a qualifié jeudi la saisie du pétrolier Deliver par la marine française de « nouvel acte de piraterie », qualifiant la détention du navire dans les eaux internationales d’« illégale ».
Dans un communiqué, l’ambassade a indiqué n’avoir reçu aucune notification des autorités françaises concernant cette opération et a précisé que, selon les informations préliminaires, aucun citoyen russe ne figurait parmi les membres de l’équipage.
La mission diplomatique a condamné l’intervention de la marine française contre ce pétrolier battant pavillon camerounais, affirmant que le droit international n’autorise pas un État à contraindre un navire étranger naviguant en haute mer à modifier sa route et à l’obliger à faire escale dans un port.
L’ambassade a également rejeté les références françaises à de prétendues violations des sanctions internationales, soulignant que les sanctions de l’Union européenne sont des mesures unilatérales qui n’ont pas été approuvées par le Conseil de sécurité des Nations unies.
Selon la représentation diplomatique russe, l’article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 énumère de manière exhaustive les cas dans lesquels un navire de guerre peut arraisonner un bâtiment étranger en haute mer et ne prévoit pas la possibilité de contraindre un navire à être détourné vers un port.
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Plus tôt, le président français Emmanuel Macron a annoncé la détention du pétrolier Deliver, que les autorités françaises associent à ce qu’elles qualifient de « flotte fantôme » russe.
La préfecture maritime de la Méditerranée a indiqué que le navire avait quitté le port russe de Primorsk.