La marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a lancé une mise en garde ferme, indiquant qu'un passage sécurisé à travers le détroit d’Ormuz n’est possible qu'en utilisant les voies officiellement désignées par la République islamique d’Iran.
Dans un communiqué publié jeudi, le CGRI a qualifié tout autre itinéraire de transit alternatifs d’« inacceptable et totalement dangereux ».
« La circulation des navires en dehors de ces voies est interdite, et nous mettons en garde contre toute navigation en dehors des voies communiquées », ajoute le communiqué.
Le texte souligne également que la coordination avec la marine du CGRI est « obligatoire » pour tout transit à travers cette voie navigable stratégique.
Cet avertissement intervient quelques jours après que le président du Parlement iranien et négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que ce passage stratégique ne retrouverait plus le statut, dont il jouissait avant le 28 février, date à laquelle les États-Unis et le régime israélien ont lancé leur dernière vague d’agression non provoquée contre la République islamique d’Iran.
« Tout le monde doit savoir que l’administration du détroit d’Ormuz ne reviendra jamais à ce qu’elle était avant la guerre », a-t-il réaffirmé.
En guise de représailles à l'agression, l'Iran a fermé le détroit aux ennemis et à leurs alliés, avant d'affirmer un contrôle accru en réponse au maintien par les États-Unis d'un blocus naval illégal des ports et des navires iraniens, malgré un cessez-le-feu en vigueur.
Récemment, les deux parties ont conclu un mémorandum d’entente destiné à mettre fin à la guerre. Ce document a ensuite été signé par les présidents iranien et américain.
Conformément aux dispositions de cet accord, l’Iran s’est engagé, dès sa signature, à prendre toutes les mesures possibles pour assurer, pendant une période limitée de 60 jours, le passage sûr et gratuit des navires commerciaux entre le golfe Persique et en mer d’Oman, dans les deux sens.
La République islamique d’Iran a toutefois strictement conditionné le transit via ce corridor à la mise en œuvre d'une coordination préalable avec les autorités iraniennes.