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Le mémorandum d’entente Téhéran-Washington est la déclaration de la défaite des États-Unis (président du Parlement)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le president du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a pris la parole lors de la 20e Conférence de l’Union parlementaire des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), ce mercredi 24 juin 2026 à Bakou, capitale de la République d’Azerbaïdjan. ©ICANA

Le président du Parlement iranien a affirmé que le mémorandum d’entente d’Islamabad n’est pas le fruit de pressions ou de la coercition, mais plutôt celui de la résistance et de la détermination de la courageuse nation iranienne, et c’est pourquoi il prend la valeur de « déclaration de défaite pour l’Amérique » et démontre que le dialogue ne peut aboutir que lorsque l’autre partie renonce à imposer sa volonté à une nation civilisée et reconnaît ses droits.

Mohammad Bagher Ghalibaf a formulé ses remarques ce mercredi 24 juin lors de la 20e Conférence de l’Union parlementaire des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), qui se tient à Bakou, capitale de la République d’Azerbaïdjan.

La résistance courageuse des forces armées iraniennes ainsi que la fermeté héroïque du peuple ont imposé un coût considérable aux États-Unis et au régime factice d’Israël, a-t-il souligné avant de préciser que cette résistance a découragé l’ennemi d’atteindre ses objectifs et l’a contraint à capituler, tant sur le champ de bataille qu’à la table des négociations.

« Cette guerre ne constituait pas seulement une confrontation militaire ; elle s’inscrivait dans une tentative organisée visant à modifier les équilibres stratégiques de la région et à imposer sa volonté à une nation libre », a-t-il affirmé, poursuivant que les instigateurs de cette agression pensaient pouvoir, par la pression militaire, le blocus, les opérations psychologiques et les attentats terroristes, contraindre le peuple iranien à reculer et redéfinir les équations régionales à leur avantage ».

En outre, il a indiqué que la guerre non provoquée et illégale lancée le 28 février 2028 par les États-Unis et Israël a entraîné le martyre du Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, de responsables de premier plan, de hauts commandants militaires et de plus de 3 000 civils iraniens, principalement des femmes et des enfants. Au cours de ce crime flagrant, les infrastructures industrielles, sanitaires, éducatives, énergétiques et de transport, ainsi que des milliers d’unités de services et de logements en Iran, ont été prises pour cible, a-t-il déploré.

« La nation iranienne a démontré que l’époque où l’on imposait sa volonté aux nations indépendantes est révolue, et vous avez vu comment le monde a admiré cette persévérance et cette victoire », a-t-il déclaré lors de son discours.

M. Ghalibaf a indiqué que la paix durable ne découle ni de la soumission ni de la pression, mais de « la dignité, de la puissance et du respect ».

Tout en reconnaissant le coût élevé de la guerre, il a affirmé que celle-ci avait mis en lumière une vérité fondamentale : « La résistance et la fermeté du peuple ont déjoué les calculs des agresseurs, même dans les circonstances les plus difficiles ».

Dans un autre volet de ses propos, le président du Parlement iranien a appelé à ce que la sécurité régionale soit assurée par les pays de la région eux-mêmes, mettant l’accent sur le fait qu’« aucun pays de la région ne trouvera sa sécurité dans l’insécurité des autres ».

Selon lui, l’avenir de la région « ne réside pas dans la confrontation, mais dans l’interaction ; non dans l’élimination, mais dans la coexistence ; non dans une sécurité importée, mais dans une sécurité indigène et partagée ».

Réaffirmant la disponibilité de l’Iran à élargir sa coopération avec tous les pays musulmans sur la base du respect mutuel, de la non-ingérence et du bon voisinage, M. Ghalibaf a ajouté que Téhéran soutenait pleinement les initiatives concrètes visant à instaurer des mécanismes conjoints dans les domaines économique, commercial et sécuritaire.

En ce qui concerne la Palestine, il a déclaré qu’« aucune architecture de sécurité durable en Asie de l’Ouest ne peut être établie sans un règlement juste de la question palestinienne », ajoutant qu’« une paix bâtie sur l’injustice ne peut connaître qu’une stabilité fragile ».

Il a conclu en qualifiant la défense des droits du peuple palestinien de « défense non seulement d’une cause historique, mais aussi de la logique selon laquelle la justice et la stabilité sont les deux faces d’une même pièce ».

À noter que la conférence se tient sous le thème : « Promouvoir un développement économique durable et inclusif dans les États membres de l’OCI grâce à la coopération parlementaire ». Elle réunit neuf présidents de Parlement, des représentants parlementaires ainsi que des délégations de haut niveau issues de pays musulmans.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV