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La délégation iranienne quitte Zurich ; les discussions techniques se poursuivent dans le cadre d’un « engagement réciproque »

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf (à droite), et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, à l'issue Du Sommet de Lucerne en Suisse.

La délégation iranienne qui s’était rendue en Suisse pour des discussions sur la mise en œuvre d’un mémorandum d’entente avec les États-Unis a quitté Zurich, tandis que les discussions au niveau d’experts devraient se poursuivre dans le cadre d’un « engagement réciproque ».

Baptisée « Minab 168 » en mémoire des écoliers et autres personnes tombées en martyrs le 28 février dernier au cours des frappes américano-israéliennes contre l’Iran, l’équipe iranienne qui était conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, à l’issue de 18 heures d’intenses discussions.

Ce départ intervient à l’issue de réunions bilatérales et multilatérales avec les médiateurs qataris et pakistanais, ainsi qu’une session quadrilatérale de 80 minutes avec la partie américaine.

Lors de ces discussions, la délégation iranienne a exigé la mise en œuvre des engagements de Washington dans le cadre de l’accord négocié par Islamabad et récemment signé par les présidents iranien et américain.

En outre, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a indiqué dans un message publié ce lundi 22 juin sur X que les discussions avaient porté sur la mise en œuvre de quatre des quatorze dispositions du protocole d’accord, à savoir les clauses numéro 1, 5, 10 et 11.

La clause 1 exige la cessation de l’agression sur tous les fronts, notamment au Liban et la clause 5 met l’accent sur la souveraineté continue de l’Iran aux côtés d’Oman dans le détroit d’Ormuz et sur son droit de percevoir des redevances pour le transit international par cette voie maritime. La clause 10 garantit la capacité de l’Iran à vendre du pétrole et des produits pétrochimiques pendant toute la durée des négociations, soit 60 jours, et la clause 11 porte sur le dégel des avoirs de la République islamique d’Iran.

« Étant donné que, conformément à la clause 13 du mémorandum d’entente, le lancement des négociations en vue d’un accord final est conditionné par le début et la poursuite de la mise en œuvre des clauses 1, 4, 5, 10 et 11, les accords conclus lors de cette réunion — en particulier la clause 1 concernant la cessation de la guerre et des opérations militaires du régime sioniste au Liban par la mise en place d’un mécanisme de contrôle des conflits avec la participation des parties et de la République libanaise, ainsi que la clause 10 concernant les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques iraniens et la clause 11 sur la libération des avoirs iraniens gelés — faciliteront le processus de mise en œuvre des engagements réciproques », a-t-il noté.

En allusion à une déclaration conjointe publiée par les pays médiateurs, à savoir le Qatar et le Pakistan, le porte-parole de la diplomatie iranienne a indiqué que celle-ci avait été rédigée en consultation avec l’Iran et les États-Unis, et prévoit des mécanismes de mise en œuvre pour contrôler l’application des dispositions du mémorandum.

« Notre travail repose sur le principe de l’engagement réciproque, et tout en surveillant la mise en œuvre des engagements de l’autre partie, la République islamique d’Iran usera de tous les moyens dont elle dispose pour garantir le respect de ces engagements », a déclaré le porte-parole iranien.

Des discussions techniques sur les mécanismes de mise en œuvre du mémorandum d’entente et la formation de groupes de travail techniques connexes devraient se poursuivre en Suisse. La délégation iranienne aux pourparlers techniques sera dirigée par le vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales Kazem Gharibabadi et comprend des experts politiques, économiques et juridiques.

 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV