Un haut diplomate iranien a déclaré que le Liban faisait incontestablement partie du mémorandum d'entente récemment signé entre la République islamique d’Iran et les États-Unis, avertissant que Téhéran répondrait aux violations israéliennes contre le territoire libanais.
L'ambassadeur d'Iran auprès des Nations Unies à Genève, Ali Bahreïni, a souligné mardi que toute agression visant le Liban, y compris le sud du pays et la capitale Beyrouth, constituait une « ligne rouge » pour l'Iran, ajoutant que les violations potentielles du régime israélien justifieraient une riposte iranienne.
L'Iran et les États-Unis ont signé ce mémorandum d’entente au début du mois. Il vise à mettre fin au cycle d'agressions non provoquées menées par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran entre le 28 février et le 8 avril.
Dans le cadre de ce mémorandum, l'Iran a insisté sur la cessation de toute agression sur tous les fronts, y compris au Liban.
M. Bahreïni a souligné que l'ouverture de négociations entre Téhéran et Washington en vue d'un éventuel accord officiel est conditionnée par la mise en œuvre intégrale de plusieurs clauses du mémorandum d’entente, notamment la cessation des hostilités.
Téhéran a affirmé que le lancement des négociations doit également être précédé de la réalisation d'impératifs tels que la reconnaissance et le maintien de la souveraineté de la République islamique d’Iran sur le détroit d'Ormuz, la levée des sanctions illégales et le dégel des avoirs iraniens.
Le diplomate a par ailleurs indiqué que, contrairement aux allégations américaines, aucune discussion n'a eu lieu concernant l'autorisation d'entrée en Iran pour les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), ajoutant que la question nucléaire a été reportée à une phase ultérieure des pourparlers.
Concernant le dégel des avoirs iraniens, M. Bahreïni a déclaré : « L'Iran est le seul pays habilité à décider de l'utilisation de ses propres avoirs. Par conséquent, je rejette toute prétention [de Washington] selon laquelle un autre pays devrait avoir un rôle à jouer dans ces décisions ou les influencer. »
Concernant les messages menaçants de Donald Trump lors des discussions en Suisse sur la mise en œuvre du mémorandum d’entente, il a déclaré que ces déclarations représentaient un risque très sérieux pour le processus diplomatique.