La Chine a imposé de nouvelles restrictions à l’exportation visant 56 entreprises américaines, dont des producteurs de terres rares et des sociétés liées au secteur de la défense, en représailles à la récente décision de Washington de placer plusieurs grandes entreprises chinoises sur liste noire.
Pékin a déclaré lundi avoir ajouté 10 entités américaines liées à l’armée américaine à sa liste de contrôle des exportations, aggravant ainsi les tensions commerciales entre les deux plus grandes économies mondiales, alors que Washington et Pékin continuent de cibler mutuellement leurs entreprises pour des raisons de sécurité nationale.
Parmi les sociétés visées figurent Aveox, fabricant de moteurs spécialisés utilisés dans des applications critiques, ainsi que les producteurs de terres rares MP Materials et USA Rare Earth. Cette mesure interdit aux exportateurs chinois de fournir à ces entreprises des biens et technologies à double usage, pouvant avoir des applications civiles et militaires.
Dans un communiqué, le ministère chinois du Commerce a indiqué que cette décision répondait aux « pratiques malveillantes du gouvernement américain » et visait à protéger la sécurité nationale et les intérêts du pays, tout en respectant les engagements internationaux, notamment en matière de non-prolifération.
Le ministère a ordonné aux exportateurs chinois de cesser immédiatement toute activité commerciale en cours avec les entités américaines concernées.
Dans un communiqué distinct, le ministère chinois des Finances a révélé des restrictions supplémentaires visant 46 entreprises américaines. Selon ces nouvelles mesures, les acheteurs chinois n’ont plus le droit d’acquérir les produits fabriqués par ces sociétés.
Toutefois, les entreprises financées par des capitaux américains opérant en Chine seront autorisées à continuer leurs activités d’approvisionnement.
Ces nouvelles mesures font suite à une décision américaine prise plus tôt ce mois-ci, ajoutant plusieurs grandes entreprises chinoises à une liste d’entités que Washington soupçonne liées à l’armée chinoise.
Parmi les sociétés concernées figurent le géant du commerce en ligne Alibaba Group, le moteur de recherche Baidu, ainsi que les constructeurs de véhicules électriques BYD et NIO.
Le ministère chinois du Commerce a exprimé le 13 juin sa « forte insatisfaction » face à cette décision américaine, avertissant qu’il pourrait y avoir des représailles si les entreprises chinoises n’étaient pas traitées équitablement.
Il a exhorté les États-Unis à mettre immédiatement fin à leurs « pratiques erronées ».
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Selon la législation américaine, le Pentagone ne pourra plus contracter directement avec les entreprises figurant sur la liste, ni acheter leurs produits ou services via des intermédiaires à partir de 2027.
Cette mise à jour de la liste du Pentagone remplace une version datant du début de 2025 et intervient un mois après la rencontre entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping à Pékin.