Selon le syndicat Ufap-Unsa Justice, la maison d’arrêt de Brest accueille actuellement 480 personnes détenues pour une capacité de 254 places, dans un contexte de surpopulation généralisée en France.
Le syndicat Ufap-Unsa Justice a alerté vendredi sur la situation de surpopulation à la maison d’arrêt de Brest, dans l’ouest de la France, où le quartier des hommes a dépassé un taux d’occupation de 200 %.
Selon le syndicat, l’établissement accueille actuellement 480 personnes détenues pour une capacité de 254 places. Le quartier des hommes compte à lui seul 440 détenus.
« Il y a trois détenus dans des cellules de 6 m². L’un d’entre eux dort systématiquement par terre », a déclaré Pascal Lambert, secrétaire régional adjoint de l’Ufap-Unsa Justice, cité par le média local français France 3.
Le responsable syndical a estimé que cette situation génère « beaucoup de problèmes et de tensions », alors que l’arrivée des fortes chaleurs estivales suscite des inquiétudes au sein du personnel pénitentiaire.
Face à cette situation, l’Ufap-Unsa Justice réclame la mise en place en urgence d’une mesure de « stop écrou », consistant à suspendre temporairement l’arrivée de nouveaux détenus dans l’établissement.
Le syndicat demande également un renforcement des effectifs. Selon lui, la maison d’arrêt devrait compter 125 surveillants, contre 103 actuellement. Une première vague de recrutement de 12 agents est notamment réclamée.
Par ailleurs, l’organisation syndicale dénonce la persistance du trafic de stupéfiants au sein de la prison. « Des drones viennent livrer de la drogue aux détenus toutes les nuits », a affirmé Pascal Lambert.
Pour lutter contre ce phénomène, le syndicat appelle les autorités à installer des dispositifs de protection au-dessus des cours et des espaces extérieurs afin d’empêcher les drones de franchir l’enceinte de l’établissement.
Selon les chiffres publiés en fin mai par le ministère de la Justice, les prisons françaises comptaient 88 654 détenus au 1er mai 2026, un nouveau record dans un contexte de surpopulation carcérale chronique.
La densité carcérale atteint désormais, en France, 140 % dans les maisons d’arrêt, établissements accueillant notamment les personnes en attente de jugement et les courtes peines, avec des situations dépassant parfois 200 % d’occupation.