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Un sous-comité de l’ONU dénonce la « grave » surpopulation des prisons en France

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Un gardien marche dans un prison. ©AFP

La surpopulation carcérale en France, jugée « grave » par un sous-comité de l’ONU, pourrait constituer un traitement inhumain ou dégradant pour les détenus.

Le Sous-Comité de l’ONU pour la prévention de la torture (SPT) a alerté, ce jeudi, sur la « grave » surpopulation carcérale en France, qui « porte atteinte aux droits fondamentaux des détenus » et « pourrait constituer un traitement inhumain ou dégradant ». Ces experts ont pour la première fois effectué une visite en France du 17 au 23 mai pour y évaluer les conditions de détention.

« La surpopulation carcérale est l’un des défis les plus urgents observés au cours de cette visite. Elle porte directement atteinte aux droits fondamentaux des détenus », a déclaré dans un communiqué Suzanne Jabbour, cheffe de la délégation.

Les prisons françaises comptaient 88 145 détenus au 1er avril 2026, un nouveau record dans un contexte de surpopulation carcérale chronique.

« Dans certains des établissements visités, les conditions observées peuvent constituer un traitement inhumain ou dégradant au regard du droit international. La France doit prendre des mesures structurelles et durables pour y remédier », a affirmé Suzanne Jabbour.

Dans son communiqué, le sous-comité exhorte d’ores et déjà la France à prendre d’urgence des mesures structurelles pour remédier à la « grave surpopulation carcérale », avertissant que les conditions dans certains établissements visités pourraient constituer une violation des droits fondamentaux des personnes privées de liberté.

« Nous saluons le travail du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) en tant que mécanisme national de prévention de la France. Son suivi et ses recommandations sont essentiels pour renforcer la protection des personnes privées de liberté », a indiqué Suzanne Jabbour. « Cependant, les recommandations ne peuvent être effectives que si elles débouchent sur des actions concrètes », a-t-elle poursuivi.

Selon Suzanne Jabbour, les autorités françaises devraient mettre en place « sans délai un mécanisme officiel de suivi des recommandations du CGLPL et veiller à ce qu’elles soient effectivement mises en œuvre au fil du temps ». « Sans un engagement clair de la part de l’État, la prévention de la torture restera hors de portée », a-t-elle ajouté.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV