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Une enquête ouverte à Paris pour tortures et crime de guerre infligés aux membres français de la Flottille pour Gaza

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le ministre d’extrême droite israélien, Itamar Ben-Gvir (à gauche), harcèle des militants de la Flottille pour Gaza détenus par les forces israéliennes à Ashdod en Palestine occupée, le 20 mai 2026. (Capture d'écran)

La France a ouvert une enquête pour « crime de guerre » et « tortures » à la suite des mauvais traitements infligés par Israël à des militants français participant à la Flottille mondiale Sumud, une mission humanitaire pour Gaza, a annoncé le parquet national antiterroriste (Pnat).

Vendredi 5 mai, le Pnat a déclaré que l'enquête avait été ouverte à la demande du gouvernement français, après que des militants ont accusé les responsables israéliens de mauvais traitements après leur enlèvement par le régime sioniste en mai.

Pour rappel, Israël a enlevé plus de 430 militants, originaires de plusieurs pays, qui participaient à la flottille dans le but de briser le blocus israélien de Gaza et de fournir de l'aide au peuple palestinien, lors d'une attaque contre les navires de la flottille dans les eaux internationales, le 18 mai.

Le ministre israélien d’extrême droite Itamar Ben-Gvir a suscité une vague d'indignation après avoir publié une vidéo se moquant des militants enlevés, agenouillés en rangs serrés, les mains liées par des colliers de serrage.

La France a interdit l'entrée à Ben-Gvir sur son territoire à la suite de cet incident.

Plusieurs militants français ont relaté l’épreuve violente et humiliante subie par huit d’entre eux à leur retour en France, le 22 mai.

Deux des plus de 30 Français ayant participé à la flottille étaient toujours hospitalisés en Turquie, ont-ils indiqué aux journalistes.

Une militante a décrit, après son retour, comment un soldat israélien l'avait giflée et touchée de manière inappropriée dans un conteneur sombre, et à quel point elle avait craint d'être violée.

Une autre membre de la mission a raconté comment les militants enlevés avaient été placés dans une position de stress, à genoux, le front au sol, pendant plusieurs heures.

La rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, connue pour son franc-parler sur les territoires palestiniens, a également déclaré que le traitement réservé aux militants de la flottille « est un luxe comparé à ce qui est infligé aux Palestiniens dans les prisons israéliennes ».

Fin avril, les forces navales israéliennes ont ciblé des navires de la mission Printemps 2026 de la Flottille mondiale Sumud au large des côtes grecques en mer Méditerranée, enlevant des dizaines de militants. La mission avait pour but de briser le blocus israélien de Gaza et d’acheminer une aide humanitaire essentielle vers le territoire palestinien.

La Flottille mondiale Sumud a confirmé que des militants internationaux enlevés lors du raid du 26 avril ont subi des violences sexuelles, des agressions physiques et des traitements dégradants pendant leur détention par Israël.

Dans une opération similaire menée en octobre 2025, les forces d'occupation israéliennes ont intercepté une quarantaine de bateaux de la flottille et procédé à l’arrestation de plus de 450 participants, dont le petit-fils du dirigeant sud-africain Nelson Mandela, la militante suédoise Greta Thunberg et la députée européenne Rima Hassan.

Certains des détenus ont par la suite fait état de violences physiques et psychologiques subies en détention. Le régime sioniste a ensuite expulsé les militants.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV