Le leader de La France insoumise prend la parole à l'occasion de son premier meeting en tant que candidat à l'élection présidentielle.
Devant plusieurs milliers de personnes réunies le 7 juin à Saint-Denis, Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise (LFI) et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027, a assuré que « la prochaine présidence gouvernera » selon le principe du « respect des populations et de la volonté de les aider à se libérer de toutes les dépendances et dominations ». Il a promis que la Nouvelle-Calédonie irait « vers l’indépendance ».
Lors de ce rassemblement de campagne, le candidat insoumis a également promis « l’autonomie étendue » à la Corse, au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
« Aujourd’hui, l’avenir des territoires insulaires ou très éloignés de l’Hexagone, comme la Guyane, est en discussion. Les populations concernées exigent la clarté de ceux qui se proposent pour présider la patrie commune », a-t-il déclaré devant plusieurs milliers de personnes réunies devant la nécropole des rois de France. Des tombeaux royaux qui, évoqués par le maire de la ville Bally Bagayoko, ont été conspués par une partie de la foule. « Notre pays s'est inventé ici même », a lancé Jean-Luc Mélenchon en pointant la basilique.
« Il faut que la prochaine présidence gouverne avec un principe commun : le respect des populations et la volonté de les aider à se libérer de toutes les dépendances et dominations », a-t-il ajouté, avant d’interpeller ses « camarades de la Réunion, des Antilles » et d’assurer : « Aucun tabou à ce sujet de l’autonomie. »
« La perspective sera le droit complet à l’autonomie quand et seulement les populations concernées la souhaitent et au rythme qu’elles auront choisi ». Mélenchon a également déclaré que « notre présidence n’enverra jamais de troupes en Nouvelle-Calédonie comme ce fut le cas sous Chirac », renvoyant ainsi à la crise d’Ouvéa de 1988 où 19 indépendantistes kanaks et deux militaires français avaient été tués.