Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, affirme que les États-Unis et le régime israélien ne comprennent que le « langage de la force ». Qalibaf l’a réitéré dans un contexte où Washington maintient son blocus naval contre l'Iran tout en donnant son feu vert à l'agression israélienne contre le Liban.
Dans un message publié dimanche sur son compte X, Qalibaf a lancé un avertissement sans équivoque aux États-Unis et à Israël, déclarant que leurs bases militaires et leurs intérêts dans la région sont devenus des cibles légitimes après le bombardement par le régime israélien de la banlieue sud de Beyrouth.
Il a déclaré que les États-Unis n'ont pas respecté l'accord de cessez-le-feu d'avril avec l'Iran et ne sont pas sincères dans leur soi-disant volonté de dialoguer. « Ils ne sont attachés ni au cessez-le-feu ni au dialogue », a écrit Qalibaf.
En imposant un blocus naval et en violant les accords relatifs au Liban, a-t-il souligné, ils ont clairement démontré que le seul langage qu'ils comprennent est celui de la force.
« Le blocus naval imposé à l'Iran et le feu vert donné aujourd'hui par les États-Unis au régime sioniste font des bases et des installations américaines et du régime dans la région des “cibles légitimes” », a-t-il déclaré.
Le principal négociateur iranien dans les pourparlers avec les États-Unis a ajouté : « Nos forces armées sont prêtes à intervenir, comme toujours. »
Les remqrques de Qalibaf intervient après qu'au moins deux personnes ont été tuées et onze blessées lors d'une nouvelle frappe aérienne israélienne contre un quartier civil densément peuplé de la banlieue sud de Beyrouth, la capitale libanaise, dimanche.
Selon les informations disponibles, plusieurs explosions ont secoué Dahiyeh, au sud de Beyrouth, où se trouve le quartier général du Hezbollah, mouvement de résistance libanais.
L'attaque aurait ciblé un bâtiment du quartier d'Al-Mreijeh avec trois missiles.