L’Union européenne envisage d’imposer des sanctions à un certain nombre de hauts responsables israéliens suite à l’arrestation des militants de la « flottille Global Sumud », a rapporté Politico, citant un projet de document final pour le sommet de l’Union européenne prévu les 18 et 19 juin.
Selon le rapport, les ambassadeurs des pays membres de l’UE discuteront demain mercredi des restrictions éventuelles contre des membres de haut rang du régime israélien pour la première fois.
« Le Conseil européen condamne les mauvais traitements infligés aux prisonniers après l’arraisonnement de la flottille Global Sumud dans les eaux internationales », lit-on dans le projet de document, cité par Politico, rapporté par Sputnik, mardi 2 juin.
Le document indique également que « l’Union européenne est invitée à poursuivre les discussions sur les mesures restrictives à l’encontre des ministres extrémistes qui incitent et encouragent de telles violations des droits de l’homme ».
Un responsable européen anonyme a dit à Politico que la décision finale serait prise après que tous les pays membres auraient exprimé leur point de vue.
Auparavant, le ministre de la Sécurité du régime israélien, Itamar Ben-Gvir, avait publié une vidéo montrant des forces de sécurité israéliennes forçant des militants de la flotte Global Sumud détenus à s’agenouiller, à baisser le visage au sol, les mains liées dans le dos. Ben-Gvir lui-même apparaît dans la vidéo et fait une déclaration qualifiée de provocatrice contre les militants.
La flottille Global Sumud (Spring 2026 Mission) a quitté la France, l’Espagne et l’Italie le 12 avril, avec pour objectif déclaré de briser le blocus israélien de Gaza et d’acheminer une aide humanitaire au territoire palestinien ravagé par la guerre.
Un précédent voyage de cette flottille avait déjà été intercepté par les forces israéliennes au large des côtes égyptiennes et de Gaza. Depuis l’imposition de son blocus en 2007, Israël contrôle tous les points d’entrée à Gaza.
Depuis le début de son offensive militaire en octobre 2023, Israël a tué plus de 72 000 Palestiniens et en a blessé au moins 172 000 autres.
Cette offensive a également entraîné la destruction massive d’infrastructures civiles, notamment des hôpitaux, des écoles, des installations sportives, des centrales électriques, des réservoirs d’eau et des zones résidentielles.
En conséquence, la population de Gaza, contrainte de se déplacer à l’intérieur d’un territoire bouclé, reste largement dépendante d’une aide internationale systématiquement entravée par le blocus imposé par Israël.