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Le président du Parlement iranien met en garde les États-Unis et Israël contre le blocus naval et le carnage au Liban

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Mohammad Baqer Qalibaf, président du Parlement iranien.

Mohammad Baqer Qalibaf, président du Parlement iranien, a lancé un avertissement, affirmant que le blocus naval américain imposé aux ports iraniens ainsi que l'intensification des crimes de guerre commis par Israël au Liban auront des conséquences pour Washington et Tel-Aviv.

Dans un message publié lundi sur son compte X, M. Qalibaf a affirmé que le blocus naval américain imposé aux navires et aux ports iraniens et l’escalade des crimes de guerre commis par le régime sioniste génocidaire au Liban sont une preuve manifeste du non-respect du cessez-le-feu par les États-Unis.

Le principal négociateur iranien dans les pourparlers indirects avec les États-Unis a de nouveau mis en garde contre les conséquences de la poursuite des actes de violence.

« Chaque choix a un prix, et la facture finit toujours par être payée », a-t-il affirmé. « Tout finira par s’arranger. »

Cet avertissement intervient alors qu’Israël continue de violer l’accord de cessez-le-feu, notamment par des incursions répétées au nord du fleuve Litani, des frappes meurtrières sur des zones civiles et des ordres de déplacement visant des communautés du sud du Liban.

Ces actes d’agression ont causé de nombreuses victimes civiles et d’importants dégâts aux infrastructures au Liban, malgré le cessez-le-feu entré en vigueur en avril. L’exacerbation des tensions au Liban a également accru les inquiétudes quant aux conséquences humanitaires et sécuritaires de la poursuite des hostilités dans la région.

Le 8 avril, quarante jours après le début de la guerre imposée par les États-Unis et Israël à la République islamique d’Iran, un cessez-le-feu temporaire négocié par le Pakistan entre l’Iran et les États-Unis est entré en vigueur.

Des négociations se sont ensuite déroulées à Islamabad, la capitale pakistanaise, mais n’ont pas abouti à un accord en raison des exigences maximalistes de Washington et de son insistance sur des positions déraisonnables, notamment le blocus naval imposé aux navires et aux ports iraniens.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a déclaré lundi qu’un cessez-le-feu au Liban était indissociable de tout accord final visant à mettre fin à la guerre.

« Notre région est confrontée à une agression incessante de la part du régime sioniste. Il ne s’agit pas d’un problème ponctuel. Depuis 80 ans, le régime sioniste, avec le soutien des États-Unis, mène une guerre permanente et sans fin contre les pays de la région », a-t-il fait remarquer.

Il a souligné que les événements de ces derniers mois constituent une « violation claire et flagrante » du cessez-le-feu du 8 avril.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV