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À Paris, les manifestants dénoncent la détention d’un réfugié palestinien « à la demande d’Israël »

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les manifestants exigent la libération d'Ali, un réfugié palestinien, en détention en France depuis deux ans. (Photo via les réseaux sociaux)

Des manifestants ont défilé samedi dans les rues de Paris pour réclamer la libération d’Ali, un réfugié palestinien détenu en France depuis deux ans, et dénoncer une détention politique menée à la demande d’Israël.

Les participants ont brandi des drapeaux palestiniens ainsi que plusieurs banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Libérez Ali ! », « Stop à la répression des réfugiés palestiniens » ou encore « Ali détenu en France sur ordre d’Israël ».

Le rassemblement était organisé à l’appel de plusieurs collectifs parmi lesquels figurent l'Association France Palestine Solidarité (AFPS) et CAPJPO-EuroPalestine, dont les responsables accusent les autorités françaises de maintenir en détention un réfugié bénéficiant auparavant de la protection en France.

Les manifestants ont également mis en avant la situation familiale d’Ali, séparé de son épouse gravement malade et de ses enfants depuis son incarcération.

Au cours de la mobilisation, plusieurs intervenants ont dénoncé une criminalisation croissante des militants et réfugiés palestiniens en France, estimant que certaines procédures judiciaires ou administratives s’inscrivent dans un contexte de soutien politique occidental à Israël.

L’affaire d’Ali est devenue au fil des mois un symbole pour plusieurs organisations de défense de la cause palestinienne, qui dénoncent une détention prolongée sans condamnation définitive et réclament sa remise en liberté.

Les soutiens d’Ali contestent les accusations ayant conduit à son incarcération et affirment que le dossier repose largement sur des éléments transmis par Israël. Ils dénoncent une instrumentalisation de la lutte antiterroriste contre des militants ou réfugiés palestiniens.

Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par une multiplication des manifestations de solidarité avec les Palestiniens en France depuis le déclenchement de la guerre génocidaire israélienne à Gaza en octobre 2023.

La guerre menée par Israël contre le territoire palestinien a provoqué l’une des plus graves catastrophes humaines du XXIᵉ siècle. Des dizaines de milliers de Palestiniens ont été tués, dont une majorité de femmes et d’enfants selon les autorités sanitaires de Gaza et plusieurs agences des Nations unies. Les infrastructures civiles, les hôpitaux, les écoles et une grande partie du territoire ont été dévastés.

Parallèlement, Israël fait l’objet d’une procédure devant la Cour internationale de justice (CIJ), saisie par l’Afrique du Sud qui accuse le régime de Tel Aviv de violer la Convention sur le génocide. La juridiction des Nations unies a estimé qu’il existait un risque plausible de génocide et a ordonné plusieurs mesures conservatoires.

La Cour pénale internationale (CPI) a également émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ancien ministre de la Guerre Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Dans ce contexte, les soutiens d’Ali affirment que son cas dépasse désormais celui d’un seul détenu. Pour eux, son maintien en prison est devenu l’un des symboles des tensions entourant la question palestinienne en France et du traitement réservé aux réfugiés et militants engagés en faveur de la Palestine.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV