Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré que le pays était prêt à instaurer un « cadre digne » pour mettre fin à la guerre et aux tensions dans la région.
Le bureau de presse de la présidence iranienne a publié une photo faisant état de la conversation téléphonique de mardi 26 mai entre Massoud Pezeshkian et l'émir du Qatar, cheikh Tamim bin Hamad Al Thani. Au cours de cet entretien, M. Pezeshkian a souligné que l'Iran avait constamment fait preuve de bonne foi et prouvé son engagement envers le dialogue.
« Le moment est venu pour l'autre partie de démontrer sa volonté et de respecter ses obligations internationales, tant par ses actes que par ses paroles », a ajouté le président iranien.
M. Pezeshkian a, par ailleurs, exprimé sa gratitude pour le soutien et les efforts constants et constructifs déployés par le gouvernement qatari, et notamment pour le rôle personnel de l'émir du Qatar dans le processus de paix.
Le cheikh Tamim bin Hamad Al Thani a, de son côté, souligné la position constante de Doha, déclarant que le gouvernement qatari ne ménagerait aucun effort pour instaurer la paix, la sécurité et la stabilité régionale, et qu'il poursuivrait son rôle constructif et de médiation.
Les tensions se sont intensifiées dans la région depuis le déclenchement de la guerre d'agression lancée par les États-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février. Les frappes aériennes israélo-américaines ont entraîné le martyre du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et de hauts responsables et commandants iraniens, ainsi que de plusieurs milliers de civils, y compris des enfants.
Les forces armées iraniennes ont mené une centaine de frappes de représailles réussies contre des cibles américaines et israéliennes sensibles et stratégiques dans toute la région.
Le 8 avril, quarante jours après le déclenchement du conflit, un cessez-le-feu négocié par Islamabad entre Téhéran et Washington est entré en vigueur.
Des négociations se sont ensuite déroulées dans la capitale pakistanaise, Islamabad, mais elles n’ont pas abouti à un accord en raison des exigences excessives de Washington et de son insistance sur des positions déraisonnables.