TV
Infos   /   A La Une   /   Europe   /   France   /   L’INFO EN CONTINU

Crise énergétique en France: les mesures prises sont jugées insuffisantes

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Crise énergétique en France à la suite de la guerre d'agression américaine en Asie de l'Ouest. (Illustration)

Le gouvernement français a annoncé jeudi la mise à disposition de 710 millions d'euros d'aides nouvelles face à la hausse du prix du carburant. Une annonce qui ne convainc pas.

Lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, le ministre des Comptes publics, David Amiel a annoncé l’allocation des aides aux plusieurs secteurs français pour trois mois sur fond de la crise du carburant survenue après la guerre d'agression américaine en Asie de l’Ouest.

Sur BFMTV, Marine Le Pen a néanmoins estimé que c’est la mauvaise décision. « Si, comme nous le souhaitons, il avait baissé la fiscalité sur les carburants, les Français auraient continué à consommer des carburants dont ils ont besoin pour vivre, pour se déplacer, pour travailler », a-t-elle assuré.

À l’autre bout de l’échiquier politique, Aurélie Trouvé, députée de La France insoumise, estime qu’il est urgent de planifier l’après-pétrole et elle regrette que le gouvernement n’ait pas fait d’annonce en ce sens.

Selon elle, la bonne mesure pour protéger les Français aurait été le blocage des prix à la pompe comme cela a été fait lors de la crise en 1991.

Le porte-parole du groupe Parti Socialiste (PS) à l'Assemblée nationale, Arthur Delaporte, quant à lui, estime que ces annonces sont « illisibles » pour les Français. Il regrette que le gouvernement refuse de « taxer les profiteurs de crise ».

Du côté des professionnels, les réactions ne sont pas plus positives, même s'ils admettent que ces aides sont mieux que rien du tout. La Fédération nationale du taxi se dit insatisfaite.

La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) admet que la reconduction pour trois mois des aides est nécessaire mais insuffisante.

L'association 40 millions d'automobilistes regrette que les prix à la pompe ne baissent pas. Logiquement, l’organisme plaide pour une baisse de la fiscalité sur les carburants. En France, les taxes représentent 60 % du prix à la pompe.

La guerre d'agression déclenchée par le président américain en Asie de l’Ouest a provoqué la hausse des prix des carburants à l’échelle mondiale.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV