La Cour des comptes a averti mercredi que la guerre en Asie de l’Ouest, déclenchée par l'agression militaire américano-israélienne contre l’Iran, pourrait fortement dégrader les finances de la Sécurité sociale française dès 2026.
Dans son rapport annuel sur l’application des lois de financement de la Sécurité sociale, publié le même jour, l’institution estime que les conséquences économiques du conflit pourraient alourdir le déficit social de 3 milliards d’euros en 2026 et de 5 milliards d’euros en 2027, si ses effets restent temporaires et limités.
La Cour des comptes explique cette dégradation par un ralentissement de la masse salariale, qui réduirait les recettes issues des cotisations sociales, ainsi que par l’impact de l’inflation sur les prestations sociales.
« La Sécurité sociale ne dispose plus de marges de manœuvre pour absorber des chocs économiques », avertit l’institution, qui évoque également des recettes surestimées et certaines dépenses sous-évaluées dans les prévisions budgétaires de 2026.
Le gouvernement français a déjà annoncé 2 milliards d’euros d’économies dans la sphère sociale, mais la Cour estime que ces mesures resteront insuffisantes pour compenser les effets du choc géopolitique à moyen terme.
Elle appelle ainsi à un « plan d’action » afin de rétablir l’équilibre des comptes sociaux d’ici 2030.
Le déficit des régimes obligatoires de base de la Sécurité sociale et du Fonds de solidarité vieillesse a atteint 21,6 milliards d’euros en 2025, soit son niveau le plus élevé depuis 2012, hors période de Covid-19.
Les branches maladie (-15,9 milliards d’euros) et vieillesse (-7,1 milliards d’euros) restent les principales sources du déficit, selon le rapport.
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Ce rapport intervient alors que des efforts de médiation menés par le Pakistan se poursuivent pour tenter de mettre fin au conflit déclenché par les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran le 28 février, suivies de représailles iraniennes.
Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril avant d’être prolongé par le président américain Donald Trump.