Le ministère iranien du Renseignement a publié un communiqué détaillé mettant en garde contre la poursuite d’un complot de « guerre hybride » par des acteurs hostiles suite à leur échec dans une confrontation militaire directe avec la République islamique d’Iran.
Dans ledit communiqué, le ministère du Renseignement informe le public iranien de la confrontation en cours en matière de renseignement et de sécurité entre l’Iran et ses adversaires, soulignant que « l’ennemi vaincu » tente désormais de compenser son échec militaire en se tournant vers la guerre douce, la guerre cognitive et les opérations hybrides.
Le ministère a déclaré que les renseignements disponibles indiquent qu’après avoir échoué à atteindre des objectifs tels que la déstabilisation et la fragmentation territoriale par des moyens militaires, les parties hostiles se tournent désormais vers des méthodes alternatives, en mettant davantage l’accent sur les tactiques de guerre psychologique, médiatique et hybride.
Rappelons que les États-Unis et Israël ont lancé une guerre contre l’Iran le 28 février 2026, environ huit mois après la guerre des Douze jours. Cette nouvelle agression a notamment coûté la vie au Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei.
L’Iran a immédiatement riposté aux frappes en lançant des salves de missiles et des attaques de drones sur les territoires occupés par Israël ainsi que sur les bases et les intérêts américains dans les pays de la région.
Le ministère du Renseignement a averti dans son communiqué que l’ennemi avait opéré par plusieurs axes, notamment la pression économique combinée à des campagnes de troubles sociaux, l’exploitation des pénuries et des hausses de prix par le biais de réseaux affiliés et de médias étrangers en langue persane, et des tentatives d’inciter au mécontentement public.
Le rapport a également mis en garde contre les tentatives d’attiser les tensions ethniques et religieuses afin d’affaiblir l’unité nationale entre les groupes ethniques et les religions officiellement reconnues en Iran.
Selon le ministère, un autre volet du complot consiste à déployer des groupes terroristes affiliés à des « réseaux sionistes », pour mener des opérations terroristes transfrontalières, notamment dans le nord-ouest et le sud-est de l’Iran. Le ministère a fait référence à des affrontements antérieurs au cours desquels de tels groupes ont été identifiés et neutralisés grâce à la coordination des services de renseignement et à l’intervention des forces armées iraniennes.
Le communiqué cite les complots d’assassinat, les opérations de sabotage, le trafic d’armes, les cyberattaques et le trafic d’outils de communication illégaux tels que Starlink comme principales menaces.
Il dénonce également les médias étrangers de langue persane, notamment BBC Persian, Voice of America et Iran International, pour avoir joué un rôle actif dans la guerre psychologique menée par l’ennemi, notamment en incitant à la haine et en tentant de façonner l’opinion publique conformément à des objectifs hostiles.
Le ministère du Renseignement a conclu que toute tentative de porter atteinte à la sécurité nationale – que ce soit par l’espionnage, le sabotage, les activités terroristes, l’incitation à la haine ethnique ou sectaire, le trafic d’armes, les cyberopérations ou la coopération avec des médias hostiles – sera fermement poursuivie en vertu de la loi iranienne, et les contrevenants seront déférés devant les autorités judiciaires.