Le secrétaire général du mouvement de Résistance libanaise, le Hezbollah, a déclaré dimanche que la République islamique d’Iran avait réussi à humilier les États-Unis et Israël, se dressant ainsi comme la seule puissance à défier les tyrannies mondiales.
Lors d’un discours prononcé dimanche à l’occasion de la Journée de la Libération et de la Résistance, le cheikh Naïm Qassem a salué l’Iran, le qualifiant de « puissance exceptionnelle » vouée à atteindre une stature internationale capable d’attirer les peuples épris de liberté du monde entier.
Il a souligné qu’aucun autre pays n’avait résisté à la grande puissance tyrannique mondiale. Il a ajouté que, sous la direction du Leader de la RII, l’Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei, Téhéran avait humilié Washington et le régime de Tel-Aviv, et sortirait victorieux et fier de la guerre imposée par la coalition américano-israélienne.
Il a précisé que l’Iran est sur le point de devenir une puissance exceptionnelle de renommée internationale, un sanctuaire pour le monde libre.
Concernant les appels au désarmement lancés par les États-Unis et leurs alliés, le secrétaire général du mouvement a réaffirmé son refus total sur la question du désarmement.
« Désarmer la Résistance reviendrait, en réalité, à priver le Liban de ses capacités de défense et constituerait un prélude à son anéantissement, ce que nous n’accepterons jamais », a-t-il insisté.
Le cheikh Naïm Qassem a critiqué le gouvernement libanais pour sa faiblesse face au régime israélien et à ses protecteurs, affirmant que celui-ci était incapable d’affronter les agresseurs.
« Nous ne demandons pas au gouvernement de combattre le projet américano-israélien, mais il ne doit, à tout le moins, pas en devenir l’instrument. Le gouvernement libanais ne doit ni se dresser contre son propre peuple, ni aligner ses objectifs politiques sur ceux d’Israël », a-t-il renchéri.
Il a mis en garde contre les appels à désarmer le Hezbollah, émanant de certains membres du gouvernement, en prévenant qu’une telle mesure permettrait à Israël « d’entrer dans le pays, de massacrer sa population et de la déplacer ».
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Ces propos interviennent alors que le gouvernement libanais, pro-occidental, s’efforce de contraindre le mouvement à déposer les armes, une démarche que de nombreux observateurs considèrent comme une tentative d’apaiser les États-Unis.
Ces appels au désarmement s’inscrivent dans le cadre d'un soi-disant processus de "paix" entre le Liban et le régime israélien, initié en novembre 2024 par un cessez-le-feu visant à mettre fin aux attaques israéliennes et aux représailles du Hezbollah.
Toutefois, le cheikh Qassem a souligné que le régime israélien continue de violer systématiquement les termes du cessez-le-feu, conclu il y a près de deux ans, par des attaques répétées contre le Liban.
Il a ajouté que le gouvernement libanais s’était avéré incapable de faire respecter ces dispositions.
Enfin, le secrétaire général du Hezbollah a appelé le gouvernement de Beyrouth à renoncer à toute négociation directe avec le régime israélien, affirmant que de telles discussions ne pourraient avoir d’autre issue que de servir les intérêts du régime sioniste.